À nos 20 ans

Dans le cadre de cet évènement un peu spécial, voici un texte qui résume mon amour pour un festival en particulier, pour les festivals en général, et surtout pour la musique. Alors, si vous travaillez dans ce  milieu et que vous lisez ces lignes, n’hésitez pas à me solliciter, je serai ravie de faire un stage. Bref :

20 ans c’est tout un anniversaire.
Ce sont deux décennies traversées à vive allure, durant lesquelles la musique et le festival ont muté. En 1997, le fameux mot-valise Garonne Rock avait un sens encore plus fort, au vu d’une programmation centrée sur une culture alternative dérivée du punk, et de concerts dans d’anciens abattoirs aux accents industriels. Depuis, le Garorock a changé de date et n’ouvre plus la saison des festivals, mais s’impose dans le paysage estival. Le Garorock n’est plus fait de goudron et de béton, mais de terre et de gazon après avoir investi de nouveaux lieux en 2012. Le Garorock a grandi, pour finalement souffler ses 20 bougies. Il n’est plus tout à fait le même, mais l’essence des débuts est encore là. Il a évolué, mais continue d’offrir au Sud Ouest un festival a ses couleurs. Un évènement festif, éclectique et chaleureux, qui accueille une diversité de personnes venue se rassembler pour fêter. Un lieu d’échange où la musique domine, où les rencontres se font, où les gens se retrouvent. Un lieu de vie qui n’est pas prêt de disparaître et qui se prépare à une nouvelle décennie faite de nouvelles évolutions.
Depuis 1997, certains artistes alors inconnus ont depuis été reconnus. D’un petit festival de rockeurs 90’s on est passé à un évènement majeur des amoureux de musique.
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Le Garorock est une grande part de ma vie. Il m’a vu naître et grandir au rythme de ses programmations. Il m’a vu rire et a réussi à faire venir en 1998 le groupe qui m’a donné mon nom, Ludwig Von 88. Il a vu passer des groupes devenus cultes, considérés aujourd’hui d’une autre époque, et alors en activité. Il a vu croître mes amitiés au son d’un des derniers set de Dj Mehdi avec Busy P, a fait grandir mon amour pour Wax Tailor, m’a fait danser sur scène avec les Wampas, puis apprivoiser le hip-hop grâce aux Puppetmastaz, mais aussi à Cypress Hill ou Public Enemy.
Puis, les années passant, j’en suis arrivée à fouler le sol du festival avec un groupe d’ami.e.s. À cuire au soleil sur l’herbe du camping l’après-midi, à croiser Orelsan au détour d’un concert, à interviewer Biga*Ranx et à continuer les festivités jusqu’au petit matin. À vivre quatre jours dans l’insouciance, et entourée de personnes partageant un même intérêt. À pogoter sur du Die Antwoord deux fois en trois éditions, et parfois à regretter d’avoir raté un artiste comme Laurent Garnier.
Le Garorock, c’est aussi se perdre et apprendre à se passer du virtuel pour cultiver la vie réelle. Ne plus avoir de batterie, se munir d’un appareil photo jetable, et adapter son mode de vie. C’est aussi apprendre à s’armer de patience, pour entrer sur le site, pour manger ou pour se doucher. C’est accepter de voir son temps de sommeil se réduire, mais c’est surtout se construire plein de souvenirs, qui valent la peine de tous ces maux de tête.
Nous fêtons nos 20 ans cette année, et je n’ai qu’une hâte, découvrir ce que le Garorock va encore nous offrir à l’orée de sa maturité.

Louison Larbodie
Texte publié dans le dossier de presse du Garorock
Du 30 juin au 3 juillet 2016, vous êtes pas mal sûrs de m’y croiser.

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Les recettes au pif de Louison #2 : les tartelettes pommes/poires

Bonjour tout le monde,
Me voici de retour après un mois d’expériences culinaires avec une nouvelle recette dans mes poches ! Bon ok, la dernière fois aussi c’était une tarte, mais cette fois-ci elles sont mini et pour les dents sucrées… Ça change un peu !
De plus, il s’agit d’une recette vegan ! Eh oui, j’ai tenté cette expérimentation un matin de cette semaine, et il s’avère que je ne pouvais consommer aucun produit laitier animalier. Puis c’est aussi parce que je respecte ce mode d’alimentation, et qu’il faut démystifier le régime végétalien, on peut bien manger et cuisiner sans user de produits animaliers !
Une fois n’est pas coutume, cette recette a été faite au pif, et la condition de la journée c’est de supporter le goût du whisky, whiskey, scotch ou bourbon.

LES INGRÉDIENTS :

Pour six tartelettes :

1. La pâte :

– 2 tasses voire 3 de farine
– 1/2 tasse d’eau
– 1/3 de tasse d’huile (oui j’ai utilisé olive, je pense que ça peut être meilleur avec une autre)
– 4 ou 5 cuillères à soupe de sirop d’érable (selon les goûts)
– 1 petite cuillère à café d’extrait de vanille

2. La garniture :

– 1 pomme
– 1 poire
– 1 bouchon et demi soit environ 3 onces de whisky (etc), vous pouvez aller jusqu’à 4 onces, plus si vous êtes en train de préparer les recettes pompettes
– 4 cuillères à soupe de sirop d’érable
– 1 cuillère à café de cannelle
– 1 cuillère à café d’extrait de vanille
– + 1/2 cuillère à café de chocolat en poudre pour chaque tartelette

3. L’accompagnement :

– Fruits rouges frais ou congelés
– Un peu de lait de riz
– Quelques cuillères à soupe de sirop d’érable selon quantité
– Puis si vous voulez rester dans le thème, encore une goutte de whisky, mais bon je l’ai pas essayé rendu là

4. La playlist :

Cuisinée au lever du jour, la tartelette porte en elle douceur, et, au soleil perçant les carreaux de sa couleur orangée, elle a un léger goût de madeleine et un arôme de nostalgie proustienne. Je vous propose alors, une playlist de caresses, faite pour apaiser les ardeurs et panser les âmes.
– Santa Fe – Beirut
– Future You – LNZNDRF
– Plage – Crystal Fighters
– When we’re fire – Lo Fang
– Première Gymnopédie – Erik Satie
– Paris – Black Atlass
– Shine On You Crazy Diamond (Part 1 -9) – Pink Floyd
– As Tears Go By – The Rolling Stones. La première chanson qu’ils aient composé (Mick et Keith), mais embarassés par le fait que ce soit une histoire d’amour, ils l’ont donné à Marianne Faithfull qui était encore avec Jagger
– Rock & Roll Suicide – David Bowie
– La nuit je mens – Alain Bashung
– Ride into The Sun – The Velvet Underground (dont il existe au moins trois versions, une sur Loaded, une sur Another View, puis une sur l’album éponyme de Lou Reed) Une de mes chansons préférée de tous les temps, héritage familial maternel
– Sunny Afternoon – The Kinks
– Wouldn’t it Be Nice – The Beach Boys
– Yesterday – The Beatles
– Mrs Robinson – Simon & Garfunkel
Puis comme la faim se fait sentir une fois la cuisson lancée, et qu’il faut bien se réveiller à un moment donné :
– A Message To You Rudy – The Specials
– One Step Beyond – Madness
– Sabotage – The Beastie Boys
– Walk This Way – Run DMC et Aerosmith

LA RECETTE :

1. L’accompagnement

Versez dans un mixeur les fruits, le lait de riz, le sirop d’érable et votre whisky (pour les âmes aventureuses). Mixez, puis placez le tout dans un récipient plat. Mettez l’ensemble au congélateur pour quelques heures.

2. La pâte

Préchauffez votre four à 180°C. Placez votre dose de farine dans un saladier. Formez un cratère sur lequel vous verserez alternativement votre eau mélangée avec votre faible dose d’extrait de vanille, votre huile et votre sirop d’érable jusqu’à la formation d’une boule homogène convenable. Système D (voire E pour étudiant.e) oblige, si vous n’avez pas de rouleau à pâtisserie, une bouteille en verre suffit. Je ne vous indiquerais pas laquelle prendre, que ce soit une bouteille d’Arizona, la bouteille de vin que vous avez finie la veille ou autre, tout fera l’affaire. Une fois la pâte étalée prenez votre moule pour déterminer la quantité de pâte dont vous aurez besoin. Personnellement j’ai un moule pour six muffins, dont l’envergure correspond à celle d’une tasse basique Ikea.
Beurrez le moule, ou huilez-le, chacun ses préférences, puis placez y vos fonds de tarte.
Mettez de côté ce qu’il reste, vous en servirez plus tard.
Précuisez-les 10 minutes environ, dépendamment de la puissance de votre four.

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3. La purée

Premièrement, épluchez vos pommes et vos poires et les découper en petits dés. Ensuite, faites chauffer une casserole avec un peu d’eau au fond. Mettez-y les morceaux de fruits, laissez mijoter quelques instants. Puis ajoutez à la préparation votre choix de whisky, le sirop d’érable, l’extrait de vanille puis la quantité de cannelle qui vous semble convenable. Laissez cuire jusqu’à ce que le tout forme une purée hétérogène, mais une purée quand même. Une fois obtenue, placez un peu de cette garniture dans chacun de vos fonds de tarte. Selon vos goûts, vous pouvez ensuite ajouter une cuillérée de chocolat en poudre (un peu moins je dirai de nez) à chacune de vos tartelettes.
Armez-vous ensuite d’encore un peu de patience, ou comme dirait ma grand-mère « mettez des graines de patience dans vos poches ». Étalez la pâte qu’il vous reste. Avec un verre d’une envergure plus petite que votre tasse de tantôt, découpez six ronds. Placez chacun d’eux sur le dessus de vos tartelettes.
Enfournez une dizaine de minutes.


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Puis voilà c’est prêêêêt, ça embaume la pomme, la poire et le whisky chez vous. Pour ma part, j’ai poussé la recette jusqu’à la présentation, tout en continuant à écouter les Beastie Boys dont Girls, ou No Sleep Till Brooklyn, sans parler du Fight For Your Right ou Make Some Noize. Au temps vous dire que la nostalgie est loin, et que ces tartelettes m’ont donné envie de sortir.

Bon pour le bilan d’un an et quelques ça va bientôt arriver, mais quand, je ne sais pas.  Comme les recettes au pif, on fait dans l’approximatif ici !

Comme d’hab, vous pouvez suivre mes pérégrinations sur mon instagram de manière plus régulière : @notedelouison

À très vite !

 

Les recettes au pif de Louison #1 : la tarte à la courge buttercup

Bonjour vous tous,
Comme je l’avais mentionné dans mon précédent post qui date déjà de deux mois, la nourriture, l’alliance des saveurs et le fait de cuisiner me fascinent. Je pensais donc vous faire partager certaines de mes recettes qui selon mes goûteurs réguliers, sont très satisfaisantes. Le seul hic, c’est qu’en général je fais un peu ça au feeling. Je vous présente donc ma première recette au pif : la tarte à la buttercup. Conditions sine qua non pour l’essayer :  aimer la couleur orange, les courges, les épices et écouter de la musique très fort en fond sonore (ça aide à mettre un peu de joie dans cet ouvrage).

LES INGRÉDIENTS :

1. la pâte :

– 250g (environ 9 onces) de farine de préférence complète ou semi-complète
– 1/2 sachet de levure
– 1 pincée de sel
– de l’huile (à peu près une demi-tasse)
– de l’eau tiède (la même)
– du curry, du cumin, du paprika (je dirai bien deux cuillères à café en tout voir plus, mais je kiff un peu trop les épices, donc à voir)

2. la purée de courge :

– 1 courge butternut
– 1 oignon
– Gousses d’ail selon le goût (2 ou 3 selon les miens)
– 1 tasse de bouillon de légumes
– 1/3 tasse de lait (facultative)
– Environ 1 ou 2 cuillères à café de curry (selon les goûts et un peu au pif)
– Du thym pour ceux qui aiment et qui en ont
– sel, poivre
– cacahuètes non salées

3. la playlist :

Pour cuisiner, il faut faire preuve de patience. Et la tarte à la courge ne demande pas le même entrain que faire des fajitas, mais quand même quelques sonorités réconfortantes. Pour la préparer, je vous propose donc d’écouter :
– Today – Odesza
– Rely – Odesza
– Venus – Fakear
– Pearl – CRi
– Lazuli – Beach House
– Gibraltar – Beirut
– Torrent – Asgeir
– Neighborhood #2 (Laika) – Arcade Fire
– Dixie – Harmonium
– Stand Up – Bears Of Legend
– Oublie Pas – Karkwa
Ou encore un peu de blues, de musique cajun ou de country tel que :
– Cross Road Blues – Robert Johnson
– Devil’s Son in Law – Peetie Wheatstraw
– Last Night – Little Walter
– Factory Girl – The Rolling Stones
– I am A man Of Constant Sorrow – Norman Blake
– La Terre Tremblante – Marco Beltrami, Dirk Powell
– Country Boy – Johnny Cash
– Wagon Wheel – Old Crow Medecine Show

LA RECETTE :

1. La pâte :

Mélangez votre dose de farine, la levure, les épices et la pincée de sel. Formez ce que l’on appelle communément un puits, pourquoi pas un cratère, en bref faites un trou au milieu du mélange. Versez-y un peu d’huile puis un peu d’eau de manière à ce que l’équité et la parité se fassent dans vos mesures. L’idée est d’obtenir une jolie boule de pâte qui ne colle pas vos doigts. L’étaler, et la déposer dans un moule fariné.
Faire précuire la pâte 10-15 minutes à 180°C, de sorte qu’elle soit presque cuite, mais pas tout à fait, et surtout pas cramée.

2. La purée de courge :

Munissez-vous d’une paire de lunettes de piscines ou d’un masque de ski. Épluchez votre oignon et hachez-le finement. Enlevez votre protection. Hachez vos gousses d’ail et vos cacahuètes (que vous réservez). Faites dorer oignon et ail dans une casserole à fond épais avec un peu d’huile, de sel et de poivre. Dans le même temps, occupez-vous de votre courge, coupez-la en cube et épluchez-la si vous le voulez, mais il faut savoir que la peau de la buttercup est fine, donc ce n’est pas forcément utile. Ajoutez-la à votre casserole. Faites-la revenir avec les autres ingrédients quelques minutes, puis versez votre tasse de bouillon de légumes. Couvrez et faites cuire pendant 15-20 minutes. Goûtez régulièrement, et quand la courge vous parait assez tendre, arrêtez la cuisson et mettez la quantité d’épices et de sel désirée.
Commencez à mixer le tout, si le mélange vous semble trop compact, y ajouter un peu de lait, et mixer à nouveau.

3. La tarte :

Sortez votre fond de tarte, déposez-y la purée de courge de manière à ce qu’elle soit répartie de manière homogène sur toute la pâte. Parsemez de cacahuètes hachées, rajoutez une ou deux pincées de curry. Enfournez 5 minutes à 180°C pour faire dorer vos cacahuètes et finir la cuisson de la pâte.
Et voilà à vue de nez c’est prêêêêêêt, ça tombe bien vous avez faim, ne savez plus quoi écouter et avez une masse de vaisselle en retard. D’ailleurs s’il vous reste de la purée, elle est très bonne comme ça, ou transformée en muffin de courge.

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Allez, j’vous laisse déguster et je vous reviens bientôt avec mon bilan de presque un an de plus au Québec, ça va être long, complet et plein d’aventures.
En attendant, vous pouvez suivre un peu mes pérégrinations sur mon instagram : @louloulehibou

 

Un air de changement

Lac des Plages (LDP DLP), Québec, octobre 2015

Lac des Plages (LDP DLP), Québec, octobre 2015

Quatre, le nombre de doigts qu’il m’est maintenant utile de maintenir en l’air pour compter les années de ce site. Quatre ans qu’il existe et qu’il n’avait subi aucune modification. Mais aujourd’hui, un vent de changement doit se faire. De 2011 à 2015, les choses ont changé. Mon moi d’aujourd’hui a fait son petit bout de chemin face à ma bouille et à mes idées de jeune 2de. D’une base similaire, mes perspectives ont évolué et avec elles mes intérêts et mes projets.

Notedelouison a été le vecteur de partage de mes passions. L’écriture d’abord, mais l’art, la musique, les festivals, le street art aussi. Si elles, elles n’ont pas changé, d’autres interfaces me donnent l’opportunité de m’exprimer à ces sujets et c’est grâce à ce blogue que j’y suis arrivée. D’un côté, il y a Maze bien sûr. Cette incroyable revue en ligne et cette formidable aventure entamée en février 2013, pour laquelle j’assure la coordination de la rubrique art depuis août de la même année. Le premier changement, le premier goût organisationnel et professionnalisant dans le milieu culturel. De l’autre, il y a aussi La boîte à Musique Indé de manière plus occasionnelle, mais tout aussi plaisante. Autant vous dire que pour vous écrire sur des sujets concrets les possibilités sont multiples. Et, les collaborations ponctuelles ne s’en tiennent pas là. Depuis 2011, j’ai eu l’occasion de prendre part plus ou moins longtemps à d’autres projets. Le Canard Qui Rit, journal éphémère en 1ere, le blogue des Francofolies de La Rochelle en 2012, celui du Garorock la même année et celle d’après, et plus récemment Museomix il y a de ça quelques semaines. Les challenges sont pluriels et la motivation palpable.

Si les envies et les raisons premières à la fondation de ce blogue sont assouvies quelque part, d’autres sont apparues. Plus ou moins concrètes peut-être, mais qui ne demandent qu’à être déliées sur la toile. Et Notedelouison va me permettre d’assouvir cette faim d’expression toujours grandissante. Ndl va me servir de support pour dépeindre mes amours nouveaux. Un beau moyen de continuer de voir ma vision du monde changer et d’étancher ma soif de savoir et de découverte.

Dès aujourd’hui, c’est ici que s’installe le dessin de mes nouvelles pérégrinations, de mes voyages physiques, culinaires et spirituelles.  Notedelouison, mon journal de bord en somme, commençant sur une nouvelle ère : Montréal.

Montréal, mois huit

Pour la petite néophyte que je suis encore, Montréal se révèle être un nouveau terrain de jeu adapté à la tranche de vie dans laquelle je suis. Les opportunités et les rencontres sont là, il suffit de savoir les arracher afin de pouvoir les dévorer. Expériences, découvertes et explorations s’attrapent à la volée de la spontanéité. La témérité est là pour se construire et les aventures pour être vécues.

Depuis le dernier article la vie a coulé sans trop y penser. Le temps a défilé vitesse grand V. Pour autant le quotidien installé s’est à chaque fois retrouvé un peu bousculé. Une fois une routine installée elle en a encore été mieux déconstruite.

Été indien - 27 septembre 2014 - Droits réservés

Été indien – 27 septembre 2014 – Droits réservés

Octobre : Premier voyage, premier road trip dans le Québec. Père dans la province. Possibilité de louer une voiture et de se rendre dans les Saguenay / Lac St Jean pour un festival qu’on croirait perdu dans la campagne. Bien sûr c’est un peu le cas et c’est ce qui a fait tout le charme de l’instant. Que faire face à l’immensité de ce lac, face à la longueur éternelle de la route, face à la beauté automnale, face aux multiples cours d’eau et aux arbres agglutinés ? Toute âme à minima créative se découvre des envies créatrices. Écrire, peindre, réaliser, dessiner, les paysages révèlent divers desseins.
Une fois à Saint-Prime, les soirées s’enchaînent, les groupes se succèdent et le bonheur se déguste avec du recul. Finir dans le flou artistique d’une grange ou aller visiter un zoo aux allures de parc animalier font parti du voyage. Apprécier la musique d’un Jon Spencer en grande forme avec Heavy Trash ou l’énergie de groupes Montréalais n’ont fait que donner au tableau plus de singularité. Pour plus de détails sur les joies du festival, rendez-vous sur Maze.

Sur la route - 14 octobre 2015 Droits réservés

Sur la route – 13 octobre 2015 – Droits réservés

Lac St Jean - 12 octobre 2014 - Droits réservés

Lac St Jean – 12 octobre 2014 – Droits réservés

Candice, Lac Saint-Jean - 12 octobre 2014 - Droits réservés

Candice, Lac Saint-Jean – 12 octobre 2014 – Droits réservés

Puis se fut le retour à la ville. Ce contraste fut pour quelques jours difficile mais une amie d’enfance fit irruption pour donner de nouvelles impulsions à cette vie loin de la monotonie. Découverte de nouveaux lieux, de galeries et d’un collectif aux projets passionnants et à la volonté incroyable : Under Pressure.
Octobre fut aussi le temps d’Halloween, sûrement le premier véritable. Voir à quel point ici la fête est une institution quand carnaval n’est que peu célébré.

Novembre, partir un week-end dans un chalet dans les Laurentides. Se balader, jouer au Risk, au loup-garou et fêter.
Début de l’hiver, rentrer de Laval à six heures du matin, arriver à huit heures à Montréal et voir le soleil se lever sans s’être couché. Fêter Noël avec d’incroyables personnes rencontrées depuis peu et surtout avec sa merveilleuse amie et colocataire, compagne des années et sûrement des décennies à venir.

Mi-décembre, prendre l’avion, rentrer en France. Manifester, revoir Paris, être émerveillée par un rien. Courir de ville en ville pour voir la famille. Les deux-sèvres avec la mère, la grand-mère et la petite sœur pour pouvoir assister au soufflage de sa cinquième année. Descendre d’une région, ressentir l’air de l’Aquitaine, sentir que l’on est chez soi. Voir son père, sa belle-mère et sa sœur. Avoir de nouveau peur, mais être rassurée. Découvrir une nouvelle maison.

Cinq ans déjà pour la petite cascadeuse - près de La Jarge -  21 décembre 2014 - Droits réservés

Cinq ans déjà pour la petite cascadeuse – près de La Jarge – 21 décembre 2014 – Droits réservés

Puis Noël, le vrai. La veille retrouver oncle et cousin pour de merveilleuses retrouvailles. Rire, veiller et s’endormir tard. Puis préparer la maison pour le repas. La jeunesse doit être à la hauteur des attentes des autres générations. Profiter de l’instant, être heureux.ses du moment. Aimer revoir toutes ces personnes aimées et si peu souvent vues.
Le 26 décembre fêter dans un club de la petite ville, dernier Garoclub de l’année. Voir dans cet endroit improbable Acid Arab et beaucoup rigoler. Finir les fêtes par rendre en retard un devoir de session sans regretter.

Enfin retrouver les chemins toulousains pour quelques jours intenses. Revoir le petit chat à la fossette, faire une soirée imprévue chez un ami et se dire que la vie est si simple. Courir entre plusieurs lieux pour capter le plus de personnes que l’on ne pourrait se passer de voir. De 5 minutes à quelques heures, le temps ne compte pas, seule la présence importe.
Retourner à Carbonne avec mère et sœur, se balader comme avant. Aimer ces quelques heures dérobées à l’envie de se dépêcher. Profiter de leur présence exceptionnelle. Repartir, passer chez l’arrière grand-mère toujours en forme. Discuter et partager. Découvrir Limoges guidée de la meilleure manière. Comprendre à quel point ces instants sont importants et doivent rester gravés.

Encore partir, mais dans la peur et l’incompréhension. Effectivement, retrouver Paris le jour où un drame est arrivé. Paris en deuil, Charlie Hebdo attaqué. Être accueillie par les meilleures personnes possibles pour vivre ces évènements touchants et amers. Aller place de la République pour communier tous ensemble. Être unis dans la douleur. Se demander s’il faut quitter le pays ou s’il faut finalement rester.

Réaliser la bêtise que cela aurait été de ne pas rentrer dans son nouveau chez soi, à Montréal. Le sol québécois à nouveau foulé, repartir en vadrouille. La rive sud, les amies fraîchement rencontrées et lancer une tradition. Un repas aux éclats de rires, aux idées farfelues et au confort nouvellement trouvé.

Voir que d’autres toulousains ont immigré. Faire des soirées insensées, se retrouver dans un match de hockey féminin sans avoir compris une seule règle. Rigoler fort encore.
Enchaîner avec une venue familiale. Premier week-end de février et majorité ontarienne à la clef. Une merveilleuse journée vécue comme un rêve. Faire acte de témérité en lâchant enfin prise sur l’organisation et en accordant confiance et émotion à la personne derrière tout le stratagème développé. Monter sur des patins n’était pas chose gagnée, et apprécier le moment encore moins. Voir à quel point les amitiés se créent et être reconnaissante envers toute la gang ayant participé à mon bonheur, en espérant concourir aux leurs.
Voir un de ses rêves réalisé grâce à l’une des personnes les plus importantes. Merci papa pour la platine vinyle, merci Camille pour le livre sur la musique. Aller avec eux à l’Igloofest et être ravie d’avoir pu profiter de l’évènement en leur compagnie. Y retourner le week-end d’après différemment accompagnée mais pour une nuit toute aussi appréciée.

Puis organiser et stresser pour arriver à faire plaisir à l’extraordinaire Candice. Partir le 12 février pour Québec et vivre l’impensable. Un accident de voiture. Deux 360 et un tonneau. Comprendre ce que signifie voir sa vie défiler. Se retrouver perdues dans le Québec et passer trois heures dans une station essence. Être toutes deux miraculées à Villeroy.
Fêter les 19 ans de cette beauté à minuit isolées mais unies. Voir que grâce aux vidéos de sa famille elle retrouve le sourire et en être heureuse.
Enfin atterrir à Québec, dormir et se réveiller le lendemain par -30 mais avec l’incroyable volonté de crapahuter. Marcher dans les rues sinueuses et décider de s’en aller voir les chutes de Montmorency. Être émerveillées par les beautés de la nature, finir dans un diner improbable. Offrir un 45 tours, discuter de la valeur de la vie et finir par écrire.

Québec, Chutes de Montmorency - 13 février 2015 - Droits réservés

Québec, Chutes de Montmorency – 13 février 2015 – Droits réservés

« Sonnées dans un état second, dans l’irréel comme si nous n’avions rien vécu. D’un autre côté nous avons vu le meilleur de l’humanité. Les gens sont capables de prendre soin les uns des autres. On nous a proposé de nous ramener quelque part, on nous a offert des chocolats chauds et l’on est revenu nous chercher. Dans de telles conditions, on ne peut que comprendre que la vie a un prix, que l’on y tient et que l’on ne peut pas la subir. On voit également que la bonté existe et que le monde n’est pas qu’obscur. Avoir eu l’impression de faire un caméo dans Tom à la ferme. […] Les évènements de la veille font réaliser où l’on est et la chance que l’on a. Osons, prenons cœur à nos actions, existons avec passion, vivons. […] La vie est magique et faite d’instants atypiques ».
Rentrer le lendemain à Montréal et continuer la surprise. Voir que même ici on a la possibilité d’être entourées. Et décider après l’anniversaire de Camille de partir vivre une nouvelle aventure.

Ottawa début mars, en moins de 24h. Partir à l’aventure avec trois amis à 5h du matin. Visiter le Parlement, retrouver un charme européen aux nombreux châteaux et avoir envie de revenir dans cette ville. Une fois rentrée ressentir le besoin de repartir.

Ottawa - 6 mars 2015 - Droits réservés

Ottawa – 6 mars 2015 – Droits réservés

Fin mars décider de se teindre les cheveux sur un coup de tête, continuer de faire de nouvelles choses chaque semaine. Cultiver l’amour du cinéma dans un ciné-bazar avec les deux belles plantes que sont Camille et Candice. Travailler.

Géométrie urbaine - 3 avril 2015 - Droits réservés

Géométrie urbaine – 3 avril 2015 – Droits réservés

Deux nouveaux anniversaires. Puis se promener dans le vieux port et voir Montréal renaître peu à peu de ses cendres après un long hiver. Essayer les Recettes Pompettes. Entamer une nouvelle semaine, la première d’avril et lui insuffler de nouveau un peu de singularité. Partir sans réfléchir et bien accompagnée faire de l’urbex. Explorer un côté alors encore inconnu de la ville. Manifester dans le même temps en solidarité avec les québécois.e.s. Observer l’injustice et la violence de certains affrontements et se révolter face à ces comportements.

Restes immobiles - 3 avril 2015 - Droits réservés

Restes immobiles – 3 avril 2015 – Droits réservés

Reflets urbains - 3 avril 2015 - Droits réservés

Reflets urbains – 3 avril 2015 – Droits réservés

Pêle-mêle, l’existence fut remplie de nombreuses séances cinématographiques partagées, d’expositions observées avec avidité et de concerts expérimentés avec délice. Warhol a côtoyé le World Press, l’Orientalisme, Jungle, Fritz Kalkbrenner, Joris Delacroix, Whiplash, le Jeu de l’imitation, Mommy ou Snowden par le biais de Citizen Four.

Warhol eu musée des beaux arts - 27 février 2015 - Droits réservés

Warhol eu musée des beaux arts – 27 février 2015 – Droits réservés

Finalement, Montréal c’est surtout vivre et se construire. Trouver de nouvelles passions (la cuisine par exemple) et mettre en place de nouveaux projets. C’est essayer de se trouver et surtout profiter.

Prémices d’une vie à Montréal

Je ne suis plus loin de fêter mes deux premiers mois québécois maintenant. Une vie riche et intense s’offre à moi, plus simple, plus douce. Peut-être parce que c’est Montréal, et sûrement parce qu’en grandissant le recul sur chaque situation a pu être intégré. Les voyages formant la jeunesse sont aussi l’occasion de faire le point sur ceux qui comptent et vont continuer à compter malgré tout, même si on ne les voit plus, car ce qu’ils ont déjà apporté est énorme et suffisant. (Ceux qui veulent un aperçu de la vie ici peuvent sauter les deux paragraphes suivant)

Paul Verlaine, La Revue Blanche, 1897

Paul Verlaine, La Revue Blanche, 1897

En prélude à toutes mes aventures nouvelles, à tout ces changements j’aimerai donc en quelques phrases dire merci. « Merci la vie » (Bertrand Blier), merci mes  « vieux frères » (Fauve ≠), merci de m’avoir faite évoluer comme ça, merci de m’avoir permise d’en être là. « Non, rien de rien, non je ne regrette rien », (Edith Piaf), quand je vois les opportunités qui sont à la portée de ma main. Bonnes ou mauvaises situations ont été vécues, il n’y a plus de place pour les remords. Sans ces étapes je ne foulerai sûrement pas le sol qui est maintenant sous mes pieds. Et oui, dans le fond aujourd’hui « je chante la vie, je danse la vie, je ne suis qu’amour ». Le discours d’Otis se suffit à lui même pour décrire l’état d’esprit ambiant. Pourquoi devrait-on ressasser du négatif, et pourquoi se plaindrait-on quand l’optimisme et le positivisme permettent d’effleurer le bonheur ?
Donc voilà, au final si je prends un peu de temps pour faire couler du pixel c’est pour vous remercier vous qui m’avez accompagnée. Premièrement, je ne peux que dire merci à mes parents, car sans vous, sans ce premier voyage il y a 10 ans au Québec, je n’y aurai sûrement pas posé un orteil aujourd’hui. Merci ma famille en général, qui continue à prendre de mes nouvelles, qui m’envoie des lettres, et à laquelle je pense forcément. Merci les amis, ceux qui ont été capable de me supporter ces dernières années, ceux qui m’ont conseillée, ceux avec qui j’ai pu partager et évoluer. Et puis comme je ne trouve aucun synonyme, merci à ma famille de cœur comprenant mes parrains et marraines (j’en ai plein et franchement c’est génial), mais aussi tous ces visages familiers qui m’ont accompagnée jusque là, et que j’ai toujours pu voir ou contacter régulièrement. Tous vos messages m’ont touchée, comme votre aide. Comme partir n’est pas toujours synonyme d’abandon et de table rase, je ne vous oublie pas, et j’emporte un peu de vous avec moi.
Par exemple sans vous, il est clair que j’aurai eu plus de difficultés à m’organiser (ah les qualités familiales), à avoir un intérieur d’appartement agréable (Big Up mamie), et à cuisiner (merci pour les astuces veggie Marie, pour la découpe de l’ail paps, le chili sin carne maman), forcément j’en passe mais je me suis assez étalée. Ce qu’il faut en retenir c’est que j’arrive ici autonome, pouvant continuer à avoir un mode de vie équilibré. Mais bon, comme « on est pas sérieux, quand on a 17 ans » (Rimbaud), et que c’est pas mieux à 18, la vie ici ne s’axe pas que sur des remerciements francs.

Le Premier mois : l’installation (22 juillet-17 août)

Alors commençons par le commencement. Un étudiant étranger va forcément connaître quelques unes des galères administratives que l’émigration, temporaire comme définitive, implique. Et encore une française qui part au Québec est dans une situation aisée, et est même bien aidée. Donc mis à part la routine de la paperasse, les longues files d’attente, les papiers oubliés, pas récupérés, en retard, aujourd’hui il n’y a plus rien à signaler. Quelques petits conseils tout de même : le Numéro d’Assurance Social (NAS), et la Régie d’Assurance Maladie du Québec (RAMQ) n’ont rien à voir. Ce n’est pas parce qu’il y a social dans NAS qu’il remplace la RAMQ et vice versa (ça ça m’aurait bien aidé de le savoir par exemple). Vérifiez bien toutes, je dis bien toutes, les démarches administratives à suivre au moins un mois à l’avance (la semaine d’avant c’est un peu juste et stressant). Il y a par exemple un papier à récupérer à la sécu en France pour bénéficier de la couverture maladie ici. Vérifiez aussi les papiers que votre université va vous demander et assurez vous d’avoir les originaux !
C’est à peu près à ça que s’est résumé mon premier mois. Ouverture d’un compte, recherche d’un appartement, achat des meubles, et surtout les deux premières semaines seules. Alors franchement quand vous êtes lâchés comme ça, en solitaire dans une ville après un festival (l’article sur Osheaga c’est là), je peux vous assurer que ça fait bizarre. Après avoir été pendant deux semaines H24 avec du monde, j’étais seule. Heureusement que les démarches m’obligeaient à sortir de chez moi, sans quoi j’aurais eu un coup de blues vraiment dur. L’Homme est sûrement « un animal politique » (Aristote), mais c’est surtout un animal social. C’était la première fois que je vivais en solitaire aussi longtemps ! Pas la même que d’avoir la maison de ses parents une semaine et d’inviter du monde. Du coup une idée m’est venue, dire « OUI », et ne plus prendre le refus comme une option. Une très bonne décision.
Grâce à ma charmante cousine présente sur place, je me suis retrouvée à faire un one day road trip super chouette, malgré la pluie, autour de l’île de Montréal.

Vue de Montréal du pont Victoria

Vue de Montréal du pont Victoria

La route pour aller au bout du bout de l'île

La route pour aller au bout du bout de l’île

Les maisons de La Salle il me semble

Les maisons de La Salle il me semble

Je me suis aussi retrouvée au Fast, pour faire un festival à 45 minutes de Montréal (merci Marie-Laure).
Au final, j’ai eu l’occasion de faire des choses qui ne me seraient pas venues à l’esprit. À côté de ça, le street art a aussi occupé un peu de mon temps. Non je ne me suis pas exercée sur les murs de mon appartement. À Montréal beaucoup de murs sont habillés de gigantesques fresques, dont une de Kashink sur le boulevard St Laurent. Ça donne envie d’être là pendant le MURAL. Mais le temps a quand même été un peu long.

Le deuxième mois : l’arrivée de la colloc et donc accélération du mode de vie (17 août-22 septembre)

La colloc n’est pas un individu lambda et inconnu. Non la colloc est une des meilleures amies du lycée, avec laquelle on s’est concocté pas mal de plans, qu’on imaginait être sur une comète, et finalement après un an de spéculation, pas du tout. Les débuts ont été très Ikea (oui en bus ça se fait, ça se réussit, d’ailleurs bon plan Krisprolls et chocolat). Ça a aussi été l’occasion de mieux connaître sa famille, de monter sur le Mont Royal, et de faire un tour du côté de Beaconsfield, comme celui d’attraper un mal de gorge dont je me remets toujours difficilement. Encore une fois la parenthèse « merci pour ce moment » (argh je me meurs, je l’ai faite), je dois dire que grâce à sa mère et à son beau père notre appartement est nettement plus agréable.

Quand on monte sur le Mont Royal

Quand on monte sur le Mont Royal

La dernière semaine d’août a elle été synonyme de renouveau, de renaissance. Les petites filles, ok j’exagère, mais les post-adolescentes que nous étions ont laissé la place à nos nous du moment. Ça a donc été, et on est toujours en plein dedans, le temps des rencontres. Que ce soit celle de personnes, comme celle d’une plus grande liberté. C’est aussi le temps d’une entrevue avec nos responsabilités, moins le fun. Et oui, il ne faut pas se laisser avoir, la vie dans tout pays coûte cher, et le petit boulot est indispensable. Surtout quand on se fait rattraper par les dangers de la vie nocturne montréalaise. Par là j’entends le fait qu’il y a tout  le temps quelque chose de prévu, et la tentation est grande de dire oui à tout ! Et surtout, l’été touchant à sa fin, le « winter is coming » pousse à profiter de toutes sorties.
Parmi elles, nous sommes allées aux Piknic Electronik. Festival indispensable de Montréal, à l’ambiance heureuse et détendue, à la musique alléchante et dansante (même si sur le coup Jamie XX m’a beaucoup déçue), et à la vue imprenable. L’île Sainte-Hélène nous offre un face à face émerveillant avec les lumières des buildings, et le Saint Laurent.

Dans la même soirée se fut aussi Arcade Fire. Alors là, si vous avez l’occasion de les voir, dans leur ville ou pas, achetez vous des baskets et courrez-y. De My Body Is A Cage, à Rebellion en passant par Joan Of Arc, l’essentiel et l’essence même de la formation étaient représentés. Une arrivée en beauté sur le titre adulé Reflektor, une bonne humeur sur scène et sur terre, qu’attendre de plus d’une belle nuit d’été ?

La veille, c’était les 20 ans de Pulp Fiction que l’on était venu fêter place des Arts ! Quoi de mieux qu’une séance de cinéma en plein air pour apprécier et se remémorer un film culte ?

Entre temps la rentrée est passée par là, les relations se tissent, les cours s’apprivoisent, et la vie ne suit aucune routine. Chaque jour est une surprise, et j’ai bien l’impression que ce n’est que le début !

Il est clair que si New York est la ville qui ne dort jamais, Montréal en est une version plus restreinte mais moins stressante et tout aussi vivante.

Street Art : Toulouse / Arles

Ça y est, voilà trois semaines que mes valises sont posées sur le sol québécois, afin de commencer de nouvelles péripéties. Avant ça, la préparation, les examens, et tout le reste m’ont fait un peu abandonner l’écriture (ici, mais aussi ailleurs) mais pas oublier l’art et l’observation pour autant. Histoire de remédier à ce vide et à l’abandon de mon cher blog, voici les dernières photos prises en France, entre juin et juillet. Certaines traces restent peut-être encore, mais je ne peux rien vous assurer …
Si une chose en fait, courez à Arles si vous en avez l’occasion, pas pour le street art mais pour la photo ! Je suis sûre que vous avez eu ouïe dire de ce dont je parle. Les Rencontres d’Arles, fameux festivals d’images !

Toulouse : 

Rue Pierre Brunière, 17 juin 2014, artiste inconnu

Rue Pierre Brunière, 17 juin 2014, artiste inconnu

16 juin 2014, intersection avec la rue Achille Viadieu, pochoiriste inconnu

16 juin 2014, intersection avec la rue Achille Viadieu, pochoiriste inconnu

Rue des Blanchers, 24 juin 2014, Oré

Rue des Blanchers, 24 juin 2014, Oré

Rue des Quatre Billards, 23 juin 2014, Oré

Rue des Quatre Billards, 23 juin 2014, Oré

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arles : 

10 juillet 2014, pochoir d'un inconnu

10 juillet 2014, pochoir d’un inconnu

10 juillet 2014, résidu de photo

10 juillet 2014, résidu de photo

10 juillet 2014, arbres tricotés

10 juillet 2014, arbres tricotés

Un air du Canada

Papa, Maman, famille, amis et les autres, si vous lisez ces lignes c’est que j’ai été admise à l’UQAM ! Je m’en vais donc pour au moins un an voire trois, et sûrement plus, on verra …

Prête à partir dans les prochains mois, je trouve tout à fait d’actualité de consacrer un petit article à deux artistes qui font Montréal, du moins qui plaisent à mon ouïe et qui me poussent à suivre ce flot venu de loin !

L’Ontario d’abord, mais maintenant le Québec cache dans les tréfonds de son hiver une musique pure et polaire, une voix minérale venue des tripes, du bouillonnement sous l’opercule du Saint-Laurent. Black Atlass tel est le surnom du garçon de 19 ans. Jeune, nourri d’influences, Alex Fleming redynamise les genres comme le r n’b. Il suit sur Blossom l’esthétique d’AlunaGeorge tissant l’espoir d’une nouvelle scène moderne.
Son premier EP, Young Blood, sorti le 18 février dernier, livre un contenu dense, voguant sur un même esprit, suivant un même fil. Loin de se perdre dans un labyrinthe de styles, le disque suit tout de même un chemin sinueux. Il passe de la grâce volubile de Paris, nous faisant flotter au dessus du panorama majestueux de la capitale française, à la profonde puissance de Castles. The Rose, Jewels ou Blossom dégagent une sensualité attrayante. En featuring avec XXX, XXX l’univers se décale un peu et prend de la hauteur, s’accrochant à une espèce de hip-hop hybride. Young Bloods est encore en-dehors, linéaire, répétitif et excitant, à mon plus grand étonnement.
Terriblement sexy et innovant, en France, au Canada ou autre part, découvrir Black Atlass ne doit pas attendre le dégel.

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Après un Montréal envoûté par l’air glacial et la neige, c’est un Montréal aux lumières rasantes qui se profile. Un Montréal estival, ouvrant ses portes à un temps clément, un Montréal éloigné des clichés que l’on nous débite à longueur de journée. Montréal, son charme presque européen, mû sous une attitude quasi-américaine, Montréal unique. Montréal comme un grand Williamsburg, où une explosion culturelle est à l’œuvre. Un Montréal fantasmé, qui cache sous un dynamisme apparent un mal être récurrent.
Peter Peter, nom aux résonances enfantines, une sorte de Peter Pan en écho, tend sous sa voix juste éclose une pop douce-amer. Derrière des mélodies scintillantes, sourire de façade, se trouvent des paroles, des mots balancés à la noirceur affichée. La mélancolie est là, aux portes du bonheur. Loin d’être déprimé, on se laisse porter. La nostalgie est présente, mais on tente de ne pas se laisser totalement tomber dans la dérive du regret. Ainsi, indirectement, Peter Peter nous pousse à écouter la directive pascalienne : « Le présent n’est jamais notre fin : le passé et le présent sont nos moyens; le seul avenir est notre fin. Ainsi, nous ne vivons jamais, mais nous espérons vivre ; et, nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais. » Le présent se doit d’être vécu, et on doit lutter pour, on ne doit pas le laisser de côté. C’est à quoi on se raccroche quand on écoute son lent chuchotement sur Une Version Améliorée de la Tristesse : « Moi et mes amis travaillons forts à noyer la douleur et l’ennui, nous forgeons au sein de nos ivresses, une version améliorée de la tristesse. » Ne pas se perdre, trouver une trouée dans tout ce brouillard.
Tergiverse n’est pas mieux : « Quel âge aurais-tu si le monde venait à s’écrouler« . L’artiste nous montre une face absurde de nos vies, on se perd, on plonge dans « le néant » comme on l’entend sur Réverbère et pourtant, le contraire opère. Transporté, l’idée est plutôt de trouver un sens à tout ça, de ne pas se laisser avaler.
Beauté crépusculaire, Peter Peter nous plonge dans un spleen universel, dans une débauche omniprésente, sans nous donner une clef au bonheur, sans faire apparaître l’espoir. Et par psychologie inversée, l’amertume nous mène à la sortie de l’obscurité, à l’aube, à la tolérance.

 

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Printemps 2014 : découvertes #4

Prise par d’autres projets, vouée aux contraintes lycéennes sous le signe d’APB, de concours et de dossiers, ce blog n’a plus le temps de tourner. Pourtant, si l’envie m’en prend, l’organisation est possible. Aujourd’hui je vous propose donc un petit tour musical pouvant accompagner beaux et mauvais jours, à vous de voir !

1. Noir Cœur

Résolument indépendants, frais, et d’une noirceur mystique, la place du duo toulousain est depuis longtemps dans mes oreilles. Entre percussions exotiques à tendances tribales, et voix mystérieuses aux susurrements sectaires et entraînants, Noir Cœur est de saison. Un EP à leur actif Jahnimal EP sorti en 2012 reste tout aussi efficace deux ans plus tard. Mélodies planantes et déconnectées donnent à Soleil et Endless Blumer un petit côté à la Crystal Fighters. Ils n’en restent pas moins indispensables pour mener à bien un Carpe Diem qui sera plus d’actualité d’ici 3 mois. Si le Souverain Bien est pour les hédonistes le plaisir, chez eux ce serait plutôt la musique, qui canalise les désirs par la création artistique. De quoi patienter, avant de pouvoir poursuivre sa propre philosophie cet été, débarrassé des contraintes d’une année à travailler.
À noter : les deux garçons loin de se cantonner à leurs propres créations réussissent très bien dans l’exercice du remix, comme le prouve Entertainment de Phoenix.

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2. Symbiz Sound

Envie de remuer, de danser, de vous déhancher ? Moins mainstream que les sonorités latines qui écorchent nos oreilles chaque été, Symbiz est pour vous ! Entre légère dubstep, dub tout court, hip-hop qui tabasse et sonorités métissées, voilà un collectif prêt à rivaliser avec Diplo et son Major Lazer. Les compositions alliant des featurings venant de divers horizons, ne se ressemblent pas mais sont animées par un objectif commun : créer le besoin de se laisser aller ! Les références multiples penchant parfois du côté d’un Down On Life à la Elliphant ou d’un reggae parfaitement assumé, procurent une joie toujours renouvelée.
En ce début de printemps, Soundboy Dead, Taking Over, ou All Alone (feat. Teacha Dee) sont particulièrement efficaces, tous trois empreints d’une douce puissance.
Composé de deux frères musiciens (Buddysym et ChrisImbiss) et de Zhi MC (connu par les Puppetmastaz), le trio allemand sait comment redonner le sourire ! Que ce soit en live ou en écoute classique, si vous êtes à la recherche de bonne humeur, vous trouverez en Symbiz votre meilleur atout.
À noter : Encore une fois, derrière les compositions originales se cachent parfois des perles. Vu au Garosnow à Peyragudes, Symbiz a rendu hommage à Fatboy Slim à sa manière, en livrant un superbe remix de Praise You.

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3. Dream Koala

En faisant le tour des programmations de festivals, on déniche souvent de nouveaux venus prometteurs. C’est grâce à Osheaga qu’un jeune homme (19 ans), français et vadrouilleur, a fait un détour sur mon ordinateur. Une candeur mélodieuse anime des compositions voluptueuses. Et voilà que de morceaux en morceaux Dream Koala se révèle. Apaisantes Ocean ou Odissey prennent la forme d’un bruissement caressant, coulant en flot dans l’espace vide. On se laisse alors transporter comme dans un songe au fil des créations, profitant avec délice de chacune d’elles, reposantes et revitalisantes.
À noter : Une voix angélique, presque un murmure, sur la très belle reprise d’Iron de Woodkid.

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Street Art #2

Au détour d’une rue, d’un chemin quotidien, si familier pourtant, le regard vagabond capte un détail, une nouveauté, une surprise ! Voilà ce qu’est le Street Art, un outil de plaisir, une note inattendue qui change d’un rien la monotonie d’un recoin. Voici quelques exemples, en six clichés.

Toulouse :

Rue du caillou gris, 31200, Toulouse (25 septembre 2013)

Rue du caillou gris, 31200, Toulouse (25 septembre 2013)

Place Wilson, rue Saint Antoine du T, 31000, Toulouse Oré

Place Wilson, rue Saint Antoine du T, 31000, Toulouse (12 novembre 2013)
Oré

Rue Gatien Arnoult, 31000, Toulouse (29 janvier 2014)

Rue Gatien Arnoult, 31000, Toulouse (29 janvier 2014)

Rue Fermat, 31000, Toulouse (14 janvier 2014)

Rue Fermat, 31000, Toulouse (14 janvier 2014), Mlle Chat-chat

Boulevard Armand Duportal, 31000, Toulouse (22 octobre 2013) Tilt

Boulevard Armand Duportal, 31000, Toulouse (22 octobre 2013)
Tilt

Bordeaux :

Place Amélie Raba-Léon, 33000, Bordeaux (14 février 2014) Jef Aérosol

Place Amélie Raba-Léon, 33000, Bordeaux (14 février 2014)
Jef Aérosol