À nos 20 ans

Dans le cadre de cet évènement un peu spécial, voici un texte qui résume mon amour pour un festival en particulier, pour les festivals en général, et surtout pour la musique. Alors, si vous travaillez dans ce  milieu et que vous lisez ces lignes, n’hésitez pas à me solliciter, je serai ravie de faire un stage. Bref :

20 ans c’est tout un anniversaire.
Ce sont deux décennies traversées à vive allure, durant lesquelles la musique et le festival ont muté. En 1997, le fameux mot-valise Garonne Rock avait un sens encore plus fort, au vu d’une programmation centrée sur une culture alternative dérivée du punk, et de concerts dans d’anciens abattoirs aux accents industriels. Depuis, le Garorock a changé de date et n’ouvre plus la saison des festivals, mais s’impose dans le paysage estival. Le Garorock n’est plus fait de goudron et de béton, mais de terre et de gazon après avoir investi de nouveaux lieux en 2012. Le Garorock a grandi, pour finalement souffler ses 20 bougies. Il n’est plus tout à fait le même, mais l’essence des débuts est encore là. Il a évolué, mais continue d’offrir au Sud Ouest un festival a ses couleurs. Un évènement festif, éclectique et chaleureux, qui accueille une diversité de personnes venue se rassembler pour fêter. Un lieu d’échange où la musique domine, où les rencontres se font, où les gens se retrouvent. Un lieu de vie qui n’est pas prêt de disparaître et qui se prépare à une nouvelle décennie faite de nouvelles évolutions.
Depuis 1997, certains artistes alors inconnus ont depuis été reconnus. D’un petit festival de rockeurs 90’s on est passé à un évènement majeur des amoureux de musique.
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Le Garorock est une grande part de ma vie. Il m’a vu naître et grandir au rythme de ses programmations. Il m’a vu rire et a réussi à faire venir en 1998 le groupe qui m’a donné mon nom, Ludwig Von 88. Il a vu passer des groupes devenus cultes, considérés aujourd’hui d’une autre époque, et alors en activité. Il a vu croître mes amitiés au son d’un des derniers set de Dj Mehdi avec Busy P, a fait grandir mon amour pour Wax Tailor, m’a fait danser sur scène avec les Wampas, puis apprivoiser le hip-hop grâce aux Puppetmastaz, mais aussi à Cypress Hill ou Public Enemy.
Puis, les années passant, j’en suis arrivée à fouler le sol du festival avec un groupe d’ami.e.s. À cuire au soleil sur l’herbe du camping l’après-midi, à croiser Orelsan au détour d’un concert, à interviewer Biga*Ranx et à continuer les festivités jusqu’au petit matin. À vivre quatre jours dans l’insouciance, et entourée de personnes partageant un même intérêt. À pogoter sur du Die Antwoord deux fois en trois éditions, et parfois à regretter d’avoir raté un artiste comme Laurent Garnier.
Le Garorock, c’est aussi se perdre et apprendre à se passer du virtuel pour cultiver la vie réelle. Ne plus avoir de batterie, se munir d’un appareil photo jetable, et adapter son mode de vie. C’est aussi apprendre à s’armer de patience, pour entrer sur le site, pour manger ou pour se doucher. C’est accepter de voir son temps de sommeil se réduire, mais c’est surtout se construire plein de souvenirs, qui valent la peine de tous ces maux de tête.
Nous fêtons nos 20 ans cette année, et je n’ai qu’une hâte, découvrir ce que le Garorock va encore nous offrir à l’orée de sa maturité.

Louison Larbodie
Texte publié dans le dossier de presse du Garorock
Du 30 juin au 3 juillet 2016, vous êtes pas mal sûrs de m’y croiser.

Gesaffelstein – Le Bikini, Toulouse (Ramonville)

Un pseudonyme aux résonances allemandes cache derrière lui un français, lyonnais plus précisément, à l’électro froid et épuré. Un nom, celui de Mike Lévy, est collé sur toutes les bouches, tous les papiers et même les tablettes tactiles. Un album sorti le 28 octobre 2013 à la pochette graphique et translucide a étoffé l’encre et les paroles.
Un DJ prometteur, et beau gosse qui plus est, ne pouvait pas passer inaperçu. Classe, l’homme en vrai, en disque ou en live est toujours précis, rien ne dépasse, tout est calibré.
L’arrivée sur scène se fait en toute sobriété, sans aucun surplus, seule l’accompagne une lumière opaque, enfumée qui ne nous fait discerner qu’une ombre derrière des platines. Et puis la musique fut.
Dans cette ambiance pleine de mystère, et glaciale sur scène, le public dans la fosse s’agite, se compresse et vit. Un son ciselé, concis, on pourrait même dire lisse et parfait, se déverse dans nos petites têtes vidées, et dans nos corps dépossédés. Rien n’importe que ce flot incessant, que cette masse vivace, et que ces images furtives attrapées à la volée. Le plus important c’est de couver le rythme, de ressentir cette techno martelée, sombre qui procure un sentiment de transgression. Plus le temps avance, moins on a l’impression d’avoir vu tout le potentiel dégagé.

Gesaffelstein // Le Bikini, le 30/11/13 // Facebook Officiel

Gesaffelstein // Le Bikini, le 30/11/13 // Facebook Officiel

Les minutes passent si vite sous les doigts de Gesa, de cet acronyme compacté. C’est pourquoi ces deux syllabes ne cessent de déferler de nos cordes vocales, même si les notes résonnent comme des menaces, tout comme le nom des pistes (Viol, Depravity, Pursuit, The Lack of Hope …) c’est la peur de le voir partir qui est la plus forte.
La structure quasi obsessionnelle des pistes les rendent addictives, pourquoi s’en passer ? L’effet est dévastateur, et nos vies ne sont pas en périls, autant continuer ! Qu’a-t-on à perdre dans une telle soirée ? Peut-être nos neurones retournées par ce spectacle ciselé, et par l’hystérie déliée. Mais au final, on gagne. On en ressort essoufflé (presque healthy comme concert), fatigué, libéré, surexcité, mais le plus important c’est qu’à la fin on est heureux. On en remangerai bien quelques bouchées du Gesa, pour être encore plus décompressé du stress suranné d’une vie calculée. Cette singularité presque répétitive qui se dégage a un effet efficace sur le moral.
En bref, malgré les répercussions instantanées a plus ou moins long terme, et l’euphorie post concert, est-ce bien extraordinaire ?
Le lyonnais fait son job, et est fidèle à l’image qu’il véhicule, jamais il n’en décolle. La 1ère fois a donc tous les symptômes d’un set réussi, mais peut être que pratiqué à intervalle régulier on peut s’en lasser.
Bilan : techno addicts, et autre fanatiques de musique, consommez du Gesaffelstein avec modération, il serait dommage de devoir s’en passer. Surtout qu’à petites doses, c’est vraiment bon.

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Site Officiel / Page Facebook

Chronique d’un weekend parisien

Facebook Rock en Seine // Site

Facebook Rock en Seine // Site

Jeudi 22 août, 17h, le TGV (qui fait 6h, tout est normal) Toulouse-Paris, me traîne avec malice jusqu’à la capitale. Dernière bouffée de liberté avant la rentrée. Comme la période de vacances avait débuté sur une note festivalière, c’est en toute logique qu’elle se soit terminée de la même manière. Bonjour Rock en Seine.

23 août, première aventure matinale, récupérer les places au Novotel au pied du Pont de Sèvre. Forcément c’est deux kilomètres plus tard l’hôtel dûment dépassé, que l’on se rend compte que l’on est peut être un peu loin, mais une heure après tout va bien. Enfin sur le site, on peut se reposer un peu dans des transats, tout en étudiant le programme des trois prochains jours.
Par quoi commencer ? Un petit tour du site s’impose, afin de repérer les différentes scènes (la grande, celle de la Cascade, celle de l’industrie, et enfin la scène Pression Live) et comprendre son organisation. Le tout semble agréable, entre endroits festifs, points de repos, stands de nourritures et de boissons gratuites (merci Curly et Iced Tea) ou encore une grande roue qui permet de dominer l’ensemble.
Avant 17h, ce n’est que de loin que l’on discerne sonorités et silhouettes, tel celles des quatre Savages, qui égrènent un rock tendance punk, qui donne du punch à l’après midi.
C’est ensuite Belle and Sebastian qui nous accueillent sur la grande scène. L’herbe encore tendre et verte s’offre à nous, et doucement allongées on profite de leurs mélodies ensoleillées. Résonne ensuite la phrase culte, et adorable du festival : « Je vois que quelqu’un agite le drapeau écossais ! Soyez honnêtes, c’est pour nous ou pour Franz Ferdinand ? Pour nous ? Ohh, vous êtes mignons, bisouSSE ! «  balancée par Stuart Murdoch. Comment ne pas craquer et avoir envie de les apprécier ?


19h45, Alt-J ∆, petite déception car trop mou. En fait, le problème n’est pas là, ils sont égaux à eux mêmes, le public aussi est présent, mais les conditions ne sont pas idéales. C’est un concert à écouter assis, le vent dans les cheveux, plutôt qu’entassés. Seules quatre morceaux fausses ce jugement : Estocada, Breezeblocks, Fitzpleasure et  Mathilda, qui font plaisir à entendre et à bouger.
C’est ensuite le deuxième groupe écossais qui prend la relève pour un set survitaminé qui navigue entre anciens tubes et découvertes de leur nouvel album, Right Thoughts, Right Words, Right Action. En effet, les Franz Ferdinand sont des habitués de la scène et paraissent aimer leurs auditeurs, vu la manière dont ils les traitent. C’est avec un rien de nostalgie que l’on profite du concert, le sourire apposé sur nos lèvres.
Un oubli honteux de Kendrick Lamar plus tard, c’est Paul Kalkbrenner le roi qui nous transcende. Le temps file à toute allure sous les beats de l’allemand. Plus rien n’a d’importance, excepté lui, excepté la musique, excepté l’ambiance qui règne là, suspendu dans les airs. C’est un shoot de Saint Paul Ka, qu’il faudrait s’administrer tous les jours pour vivre en paix et heureux. Et puis lui, et sa joie enfantine semblable à un regain d’innocence, est communicative ! On en demande encore et encore, mais quand Sky and Sand s’abat dans nos oreilles on comprend que la fin est proche alors on énumère les paroles tous ensemble, en regrettant que Fritz ne soit pas de la partie. Aaron termine simplement le set du pape de la minimale et de la techno, et c’est encore abasourdi  que l’on vide les lieux.
Seule ambition qu’il reste de cette soirée, regarder encore une fois Berlin Calling pour encore un peu rêvasser. Mais une chose est à faire remarquer, sur l’électro, le son de la grande scène retransmet mal les basses, qui montrent comme une nécessité absolue l’usage de bouchons !

Samedi 24 août. C’est plus tard que la veille que le métro nous emmène docilement jusqu’au point de rendez-vous de nos tympans. Arrivée  à 18h, notre premier impératif est bien plus tard, à 19h45 avec Patrice. Dans l’attente du concert, une autre ritournelle (si je puis dire) nous a amenées scène de l’industrie. C’est le masque d’abord qui frappe … Mais qui est cet homme singe, rendant le public digne de la faune d’une jungle ? On ne le saura pas, en dehors de ce surnom, Kid Noize, mais notre transformation est immédiate. On passe du statut de calme festivalier, à celui de proie d’une musique bestiale, féline, vintage et groovy. Une découverte bien cachée dans le paysage du festival, qu’il ne fallait pas manquer.


Ah, Patrice, quel nom étrange, presque rédhibitoire pour certains, qui ne savent à quoi s’attendre. Entre reggae, soul, blues ou hip hop, ses compositions calmes, légères et pourtant dansantes, animent d’un vent paisibles le cœur des gens présents. On se balance en rythme, libre comme l’air.
Après un décevant passage à Jackson and His Computer Band, chez qui rien ne semble coller et s’emboîter, on perd notre chaire dans le bloc humain se formant pour Vitalic. Il enfile sonorités électro avec brio, et creé des pogos ravageurs. Mais un oubli majeur, a fait perdre une partie du bonheur d’être en compagnie du français … Poney Part 1 a bel et bien manqué, et pourtant des tubes il en a donné : No Fun, Stamina, La mort sur le Dancefloor et j’en passe des meilleurs.
Si vous aimez les thérapies de groupes, les poumons en feu, et les voix cassées vous vous êtes sûrement écrasés entre les corps présents pour Fauve ≠ ! Des groupies, peut-être mais mieux cachées que dans une salle étroite leur étant dédié (au groupe pas à elles) ! Des curieux, des fans, des festivaliers, des connaisseurs et de nouveaux amateurs composent la population fauvesque de cette fin de soirée. Un intéressant mélange, heureux, venu extérioriser ses peurs et ses malheurs pour se réjouir de vivre, c’est ça Fauve ≠, de l’émotion. Les chansons, elles y sont toutes passées, de Blizzard, Haut les cœurs, Cock Music Smart Music, Nuits Fauves, Saint Anne, 4000 îles, Rub a Dub ou Kané mais avec quelques nouveautés qui laissent dans l’attente d’un album pour l’instant inachevé. En live ou à l’écoute les parisiens restent une affaire à suivre …

Surprise de la soirée, au détour du bar VIP, on aperçoit la silhouette de Norman … 

Dimanche 25 août, la pluie s’abat depuis le matin sur la ville grise. La seule idée qui peut germer dans un cerveau normalement constitué, est de rester enfermé chez-soi avec un bon film, mais Rock en Seine oblige, cette envie est vite refoulée.

Fatiguée de la veille, c’est à reculons que je me dirige vers le domaine national de Saint Cloud. Mais, comme dit Emir Kusturica : « la vie est un miracle » et à Hemingway de répliquer : « Paris est une fête », donc une fois le pied posé sur le lieu du festival, la pluie s’arrête. En revanche, la boue, elle, est bien de la partie.

16h55, Mac Miller entre sur scène au son de Yellow Submarine des Beatles, dont le refrain est fredonné en cœur, un bon début en somme. Mais ce premier espoir est vite démenti. Le jeune américain livre souvent des disques de grandes qualités, mais là, la déception va crescendo. Mis à part la voix que l’on retrouve vaguement, le tout ne fonctionne pas, comme si les sons ne pouvaient s’accorder. Et puis, s’ambiancer se révèle être impossible. On ne peut que concéder que jusqu’au bout des bras, le rappeur a le style, mais rien de plus. Il faut aussi avouer qu’il y a eu deux bons moments, avec Knock Knock tout d’abord, et ensuite lorsqu’est débité Donald Trump. Mais autrement …
L’enchaînement avec Is Tropical à 17h50 est bien plus réjouissant. Electro, pop et rock sont les styles entre lesquels naviguent les trois anglais, qui donnent une atmosphère enjouée et dansante à la fin d’après midi, à l’image de leur dernier album, I’m Leaving, qui est une belle démonstration de ce qu’est une BO d’été. Acidulé et bien maîtrisé, leur set est monté pour un festival.
Quelques petites impasses plus tard, me voilà plantée, au milieu d’un marécage crée à partir de terre imbibée d’eau et de bière, pour assister au live des Bloody Beetroots. Étonnant est le maître mot de leur prestation. Et dans le bon sens qui plus est ! Toujours électro mais plus rock, avec des instruments traditionnels, les Bloody sont presque virtuoses. Et puis le décor laisse béat. Imaginer ces grands punk masqués jouer du piano ou chanter dans un micro vintage très 50’s a fait oublier l’inconfort de la situation. Le point d’orgue est l’arrivée impromptue de Mat B. de Skip The Use, très en forme, pour déverser un flot criard de paroles sur une production des italiens.

Facebook Rock en Seine // The Bloody Beetroots

Facebook Rock en Seine // The Bloody Beetroots

20h45, Mashup The Dance résonne. Major Lazer entame la grande récréation pour adulescents. Avouons que d’un point de vue technique, un dj passe des disques pendant que quelques personnages (dont Diplo et deux danseuses) animent la prestation. On ne pourra donc pas considérer ça comme de « l’art ». Ceci mis à part, le show est époustouflant et ne s’essouffle à aucun moment. Et puis le choix des chansons (qui ne sont pas les leurs) est judicieux ! Entre Sean Paul, Jay Z et Kanye West, Nirvana, ou une fin sur 54-46 (Was my Number) de Toots & the Maytals, le tout rend parfaitement bien. Le public est enflammé, joueur et apprécie de danser ou de gueuler (chanter serait un bien grand mot) les morceaux qu’il reconnait du groupe, dont Watch Out For ThisJah No PartialGet Free ou Bubble But. Mais le vrai instant de grâce est quand résonne subtilement Papaoutai du belge Stromae, et que tout naturellement il apparait sur scène pour nous proposer son avant dernier single en live. Bref, c’est donc dans l’hystérie la plus totale que s’est déroulée cette messe bling bling, qui persiste comme un des moments fort de cette 11ème édition.
System Of A Down clôt le festival, que l’on aime ou pas, c’est un évènement majeur, puisque le groupe américain d’origine arménienne est en France pour une date unique. Pleine de curiosité et de bonne volonté, je tente une approche dans la foule compacte, mais à peine deux chansons passées, embourbée je ne peux que renoncer à voir le show bien rock dans son intégralité. Néanmoins l’aperçu a rendu une impression de rodage qui répondait bien à l’excitation des plus grands fans.

23h30, aux VIP le festival n’est pas terminé, et se poursuit avec Christine, deux Djs frenchies, qui savent mettre le feu à la dernière soirée en remixant les plus grands (Daft Punk), mais aussi les autres fleurons de l’électro français, tel SebastiAn ou Gesaffelstein.

Résultat, la journée qui avait mal débuté, se finit en beauté, même si un grand manque reste présent … A$ap en espérant te voir un jour.

Lundi, tout est fini, et pourtant on est à Paris, ville Lumière que l’on associe à l’art. Ça tombe bien, Beaubourg accueil un maître du pop art au sein de ses murs, et l’entrée est gratuite pour les moins de 18 ans (culture pour tous !), alors, non le trip n’est pas terminé ! En quelques mots, une exposition intéressante, révélant les multiples facettes de Roy Lichtenstein, où réside une similitude frappante entre toutes ses pièces : son travail lisse en fait oublier la main créatrice. Pour la critique de l’exposition, rendez-vous sur http://mazemag.fr/art-2/09/2013/lautre-face-de-roy-lichtenstein/
Pour que le séjour reste encore plus ancré dans nos têtes, sur le chemin du retour (du Marais aux Batignolles à pied en passant par Opéra, si si), c’est les écouteurs vissés à nos oreilles, et d’un pas sautillant, dansant et les bras en rythme avec les sons que nous marchons. Et de façon inattendue, c’est face à Jérémie Elkaïm, que nous nous retrouvons. Il est étonné de nous voir enfermé dans notre monde, joyeuses et aussi réceptives, même dans la rue, à notre drogue : la musique. 

Merci à ma compagne de voyage : Miléna Wittmann 

 

Chronique d’un festival à Montréal #3

Le troisième et dernier soir de la 8ème édition d’Osheaga requiert une multitude de superlatifs afin d’être perçu dans sa totalité. Après les deux jours précédents, on ne divague plus entre les scènes en terrain inconnu, ce qui rend les déplacements beaucoup plus rapide, et permet de se ficeler un programme bien complet.

Avant même d’avoir pu avaler quelque chose, c’est à 13h35 que je débarque devant Odezenne, groupe de hip hop Bordelais et Parisien, ramené sur place en collaboration avec le Garorock (47). Malgré le manque apparent de personnes pour assister au concert, le quatuor ne se laisse pas démonter et compte bien faire réagir la poignée d’auditeurs. Avec leurs danses frénétiques, ils arrivent à occuper agréablement la scène. 14h15, fin, enfin le temps d’aller se restaurer.

Un vrai soulman ce Charles Bradley, avec sa voix rocailleuse qui ravive le flambeau de l’espoir. Un bon danseur aussi, étonnant à 65 ans ! Avec la souplesse féline qui l’accompagne. Et puis un public exalté, et par dessus tout un temps menaçant qui s’est avéré clément le temps de ses chansons. C’est peut être cliché mais l’homme est littéralement solaire sur son territoire. Si on résume c’est face à un showman à l’ancienne que l’après midi s’est continué dans la plus grande joie.

Après un court interlude pluie, il faut ressortir pointer le bout de ses oreilles. Sur le chemin pour retrouver la scène Piknic Electronik, je profite distraitement de Big Boi, qui semble servir un rap vivant, au profit de Gramatik. Les enchaînements sans failles desservent un électro puisé de sources tel Django Rheinardt et son Minor Swing. Parfois à la limite dubstep, le son reste sur la durée plutôt funky et groovy, yeah baby.

Au passage, j’arrive à glaner quelques fractions des Lumineers, qui usent d’une folk mignonne. Proche du public, c’est un live plus détendu, mais qui ne décèle pas d’originalité, en tout cas pas pour ceux qui les découvrent au détour d’une scène.

19h, heure de l’implosion générale. Kendrick Lamar entre sur scène, en toute simplicité, sans avoir besoin de tout un attirail digne d’un show à l’américaine. Rappeur, voilà ce qu’il est, et il ne vient pour rien d’autre que pour partager son hip hop. Il a bien raison, car la masse qui s’entasse et se presse, a l’air d’en être ravie. Ça fait même plaisir à voir, autant de gens qui comprennent en chœur l’essence même du hip hop. Tellement que ça prend aux tripes, qu’on se laisse embarquer par son charisme, et surtout par son débit, carrément audible, et dont même un novice en anglais peut discerner des phrases. C’était même fucking crazy de voir 40000 personnes rendre l’instant encore plus vivant.

Kendrick Lamar // Osheaga // lapresse.ca

Kendrick Lamar // Osheaga // lapresse.ca

Les bons moments ne s’arrêtent pas après l’évènement. When a Fire Starts to Burn retentit au loin, et c’est en courant que je m’en vais rejoindre Disclosure. Anglais, ils le sont, ça se sent, puisque s’est inscrit dans leur ADN musicale. La plupart des titres joués sont issus de l’excellent Settle, mais malheureusement par moment ces jeunes étoiles ne brillent pas assez fort pour nous irradier et nous garder dans leur lumière. White Noise aura tout de même réussi à maintenir une énergie fusionnelle dans la fosse, où filles et garçons ondulent au rythme du featuring avec AlunaGeorge, dans une atmosphère joviale. La surprise ? Jessie Ware, jouant plus tôt dans l’après-midi est venue rejoindre les deux DJs pour Confess To Me, qui a marqué d’un point d’orgue leur live.

New Order // Osheaga // montrealgazette.com

New Order // Osheaga // montrealgazette.com

Les secondes s’égrènent, New Order entame Blue Monday, j’y suis dans un timing parfait. Au milieu de tous les adeptes, le titre sonne dans toute son importance. La nostalgie submerge tous ces papillons de nuits émerveillés par ces compères résistants au poids des ans. Même si Bernard Sumner a perdu de sa voix, et ne peut rivaliser avec Ian Curtis sur les morceaux de Joy Division, ils avancent en terrain conquis. L’hommage au défunt et mythique artiste touche tous les fans. Conclusion en beauté sur Love Will Tear Us Apart oblige, on ne pourra effacer ce nouvel ordre du paysage musical.

Malgré l’intime conviction que j’allais finir le festival sur Mumford & Sons, la vie festivalière en a décidé autrement. Pretty Lights a remporté le match, sans regret. Un vrai show light très efficace de nuit, qui va de pair avec la réutilisation de samples hip hop, voire même soul.

La poire coupée en deux, c’est ensuite vers Hot Chip, que mes pieds se dirigent. C’est sur le rock et la pop que tire l’électro des anglais. Le tout envoie grave, et permet de clôturer le festival dans l’euphorie ambiante, digne de la période estivale.

On dit que les voyages forgent la jeunesse, alors qu’en est-il de ces festivals où l’on est obligé de décoller de chez soi, pour en prendre plein la face ? Français, françaises, gens de par delà le monde, venez au Québec, venez à Montréal, et surtout venez à Osheaga, c’est une valeur sûre, espérons que ça dure !

Chronique d’un festival à Montréal #2

Le deuxième jour entame tôt, très tôt, trop tôt. 11h30, rendez-vous pour un brunch de présentation de l’évènement. Heureusement, le temps s’écoule vite au Québec. Et puis, ça a été l’occasion de comprendre le nom du festival.
Osheaga, pourquoi ? D’après l’histoire d’Évelyne, une des programmatrices du mastodonte montréalais, ce serait lié à un vieux mot amérindien, qui signifierait « les mains agitées ». Il aurait été entendu par les colons lorsqu’ils mirent les pieds sur le sol canadien. Ils auraient d’abord cru que cela voulait dire bonjour. Bref, passons.

L’après-midi ouvre à 13h45 avec Rone du côté de Piknic Electronik. Un lyonnais résidant à Berlin et jouant à Montréal, ça envoie du bon son. Un set survolant les genres, non sans risque, et pourtant qui se tient, bien.

Hier, je n’avais visité qu’une infime partie du lieu, alors, à l’occasion de Yelawolf, je traverse le village des arts pour traverser une passerelle conduisant à la scène verte. Et voilà une autre ambiance, où se bousculent plus de curieux que sur les deux scènes principales.

Le jeune protégé d’Eminem, donne une pure image du white gangsta. Son flow est impressionnant, mais le concert un peu longuet, si on n’est pas bilingue anglais car trop tonitruant, et donc incompréhensible. Le charme se perd.

Avec un line-up aussi complet, l’équipe osheaguienne ne pouvait passer entre les mailles de l’annulation, or ces derniers jours ça n’a pas été de tout repos. Les énergiques mais répétitives, presque fatigantes Deap Vally, sont venues en vitesse remplacer Quadron, scène des arbres, le lieu le plus intimiste du festival.

C’est après que tout s’enchaîne avec la découverte de Cajmere, ou Green Velvet, que Curtis Jones a finalement plutôt joué. Un vieux de l’électro avec au moins 22 années d’expérience, qui a donné une ambiance folle aux spectateurs venus glaner son son.

Quelques instants de repos, avant de reprendre le chemin des scènes pour voir si Tricky est de bonne humeur. Résultat il est en forme et livre quelque chose d’étrange et de perché, à son image.

Le concert n’est pas fini qu’il faut filer pour voir Azari and III. Un mélange particulier et innovant, mais parfois un peu brouillon. Cette impression est peut être dû à la sono, who knows ? Ce qui importe, c’est que le public soit réceptif aux Canadiens. Leur morceau Manic permet de comprendre leur univers dansant.

K-OS // Osheaga // montrealgazette.com

K-OS // Osheaga // montrealgazette.com

18h05, K-OS rejoue, après avoir abandonné la place la veille au bout de deux chansons. Aujourd’hui, il remplace Miguel, qui lui même était censé remplacer Frank Ocean. Vendu comme un rappeur de Toronto, après quelques minutes, on comprend que c’est plus complexe. Les influences sont plutôt rock ce qui s’allie très bien avec la voix du canadien, et son flow, comme lorsqu’il rap sur Stairway to heaven de Led Zeppelin.

18h35, Bonobo est en place depuis 10 minutes. Arrivée, je comptais vite repartir pour The Breeders, en fin de compte, une fois qu’on rentre dans l’incroyable agitation créée par le producteur anglais, on ne peut que rester, et se soumettre à la convivialité et aux sourires ambiants. Malgré la fine pluie qui a commencé à s’abattre sur Cirrus, tout le monde reste, réceptif, et heureux. Magique.

Macklemore //Osheaga // montrealgazette.com

Macklemore //Osheaga // montrealgazette.com

Macklemore and Ryan Lewis montent à 20h05 avec Ten Thousand Hours. La foule s’amasse et se presse pour observer le phénomène. Entre anecdotes, et messages positifs prônant respect et égalité, ils enchaînent les tubes, qui engendrent émotion ou délire général, c’est selon. Wanz ou Ray Dalton sont de la parti, mais le moment le plus fort c’est quand Tegan and Sara, se ramènent aux côtés de Macklemore pour Same Love. Le tout se fini avec And We Danced, même si le ciel et prometteur d’orage, il semble s’abstenir, le temps que tout le monde se déchaîne en une dernière danse.

Chronique d’un festival à Montréal #1

Osheaga, a résonné des milliers de fois dans ma tête ces derniers mois, mais je ne réalisais pas. Osheaga, que c’est doux comme nom, il ne laisse pas présager la claque non moins agréable que le festival met, au visiteur amateur. Qu’imaginer un pied posé à Montréal, le programme devant les yeux et donc tout excité par un line up dingue en plus d’être éclectique ? Bah, pas besoin de tergiverser longtemps.

© Alt-J // Facebook Officiel du festival

© Alt-J // Facebook officiel du festival

Après quelques problèmes pour arriver à temps sur le site, c’est à 16h20 que je débarque le sourire aux lèvres devant la scène de la Rivière, pour profiter de la découverte indé 2012, Alt-J. Bien avant le souffle décapant que prodigue ce groupe, c’est la taille et la disposition du lieu qui sèche. Faut dire que le Parc Jean Drapeau, situé sur l’île Sainte Hélène a de la gueule. Et son découpage est rondement mené : petit coin plage, carrés d’herbe verte ou gradins font face aux deux scènes principales. Le tout accueille pas moins de 40000 spectateurs calmes mais heureux, à l’image de la grande ville Québécoise, où tout habitant semble dans la même mood.

En attendant, qu’en est-il du quatuor anglais ? Une belle mise en bouche, avec un live où se dégage une énergie particulière, tout en finesse, que l’on se hâte de dévorer. Avidement le regard se cramponne sur chaque musicien afin de tenter de comprendre comment ces belles sonorités sont créées. Avec un album, le choix des morceaux n’est pas vraiment étonnant, mais le plaisir est là, d’enfin entendre en direct les compositions labyrinthiques à tendance mélancolique d’Alt-J.

18h, direction la scène Piknik Electronik. C’est en longeant le bord du Saint Laurent que je m’y rends tranquillement, tant la vue sur Montréal est magnifique. Le lieu d’arriver est lui aussi d’envergure, une scène isolée, entourée d’arbres ou d’eau, qui inspire plutôt le repos alors qu’il n’y passe que de l’électro.

Rudimental vendu comme un groupe redonnant de l’âme à la drum’n’bass, n’est pas du tout à la hauteur. Le premier morceau donne un instant l’illusion d’un beau projet, mais les trois suivant détruisent tout ceci, et révèlent le vrai visage de la formation. Quelque chose d’assez répétitif voire poussif, dont on se lasse rapidement. 
Retour scène de la Rivière à 18h45 pour assister au très attendu Vampire Weekend.

Vampire Weekend // Facebook officiel du festival

Vampire Weekend // Facebook officiel du festival

Ouverture des festivités en fanfare avec leur nouveau single Diane Young, peu après Step prendra le relais afin de radoucir le climat avant de relancer vivement le concert avec Holiday et surtout A-Punk, suivi magistralement de Ya Hey. Malgré les efforts d’Ezra Koening pour donner du charisme au groupe, et son amabilité enjouée envers le public, les quatre membres sont plutôt statiques derrière leurs instruments. C’est dommage, avec leurs titres on se serait plutôt attendu à quelque chose d’explosif.

Une fois Vampire fini, ça bouge du côté électro, JETS débute. Le duo formé par Jimmy Edgar et Machinedrum, envoie un mélange de bass et de house qui tabasse mais qui est indéniablement bien produit. Des DJs comme on les aime, pour une performance respectable.

Le dernier concert de la journée aura le privilège de revenir à The Cure. À mon âge, aimer les Cure, ce n’est pas générationnel mais inter-générationnel, si les parents aiment, c’est plus facile d’y prêter l’oreille. Du coup, s’y être planté relève plus du fantasme, comme si il était possible de recueillir quelques lambeaux d’une époque depuis longtemps dépassée, dont survivent envers et contre tout quelques phénomènes, dont les britanniques font parti. Sans un seul mot accordé à la masse se bousculant face à la scène, Robert Smith entonne sans répit les morceaux, dans un mouvement de crescendo. Une myriade de chansons d’amours, tel The End of The World ou Lovesong, inspirant nostalgie, et une émotion flagrante au sein des personnes m’entourant, entame leur set. Puis vient In Between Days, qui amorce un tournant, suivit de Just Like Heaven, ça commence à chanter et à danser. Le silence total accueille A Forest moment d’anthologie, où l’on se délecte de chaque note, de chaque seconde jouées, tel un breuvage rare. Vient le temps de la cold wave pure et dure avant de virer vers un côté plus rock qui m’est inconnu du groupe. Le fond de scène étant une mise en abîme des musiciens en train de jouer, ajoute un côté étrange au live.

The Cure // Facebook officiel du festival

The Cure // Facebook officiel du festival

Le tout forme une prestation à la hauteur, presque touchante, qui semble évoquer This Must Be The Place.

Une belle journée, qui laisse attendre les suivantes … en espérant ne pas être déçue.

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Garorock 2013

garorockLe temps passe inlassablement, mais des habitudes résistent. Le Garorock est une de celle là, cette habitude évolue même au fil des ans.

2013 est sans doute un grand cru ! Cette deuxième année dans un espace ouvert et vert, la plaine de la Filhole, nous montre une organisation plus développée du site et encore améliorée malgré le manque certain de toilettes.
Résumer le Garorock ? C’est simple, en deux mots, ce festival condense le Sud-Ouest ! Une ambiance conviviale, où les gens ne se renferment pas sur eux-même, où il y a du partage, des émotions, et par intermittence du soleil (ou de la pluie). Les huitres et le vin blanc étaient aussi disponibles pour parfaire le portrait régional ! Et puis, le petit plus du festival reste sans hésiter les auto tamponneuses qui permettent de rigoler entre deux concerts.

Le camping était indéniablement le prolongement de la soirée. Fanfare, van du Reggae Sunska, ou concours de foot organisé en partenariat avec So Foot, autant d’animations qui n’ont laissé aucune occasion au festivalier aguerri de s’ennuyer.
Passons aux choses sérieuses : la programmation. Elle faisait saliver sur le papier. En vrai, elle ne s’est pas faite prier pour être dévorée à grandes bouchées.

Vendredi 28 juin :
C’est les mains sciées, et les pieds déjà hachés par l’installation, que nous sommes arrivées sur place, mais la tête ouverte et prête à ressentir plein de sonorités. Les yeux écarquillés, les oreilles alertes et le sourire aux lèvres, nous étions dans de bonnes dispositions afin de commencer l’expérience avec Asaf Avidan. Sa voix est conforme aux disques, sauf que là, l’émotion est plus forte, plus violente, et c’est la larme à l’œil que l’on entonne les paroles de reckoning song :
One day baby, we’ll be old
Oh baby, we’ll be old
And think of all the stories that we could have told
Après cet instant pur, 15 minutes nous séparent d’un autre moment magique. Wax Tailor débute, et retrace durant une heure, son dernier album : Dusty Rainbow From The Dark. Pour la fin, il a gardé Que Será, comme un cadeau supplémentaire. Un concert sincère, utilisé jusqu’à la dernière minute. Pour les adeptes de son mélange d’électro et de hip hop, le set s’est révélé plus que cohérent. Et puis, il est vivant, car Wax Tailor n’est pas resté seul sur scène mais a été accompagné de musiciens et de chanteurs, qui ont repris les titres auxquels ils avaient collaboré. On y vérifie l’adage de Gainsbourg (dans Un Violon, Un Jambon), « tous tes soucis que le diable les emporte, jusqu’à demain« . C’est littéralement ce qui se passe, tout le négatif s’envole d’un coup, et permet de s’immerger avec encore plus d’ardeur dans l’ambiance de l’évènement. Pourquoi autant de force ? Comme il l’a fait sentir lors de la conférence de presse, et à la fin de son concert, le Garorock, il s’y sent bien.
L’élément principal de la soirée reste le groupe sud-africain Die Antwoord. Le risque était d’être facilement déçu par une prestation qui aurait pu ne pas être à la hauteur de leurs clips et de leur image. Loin de là, un décor qui leur colle à la peau, des danseurs et leur flow, ont rendu le show inoubliable. Tous les titres imparables y étaient, et l’adepte que je suis y a perdu sa voix à force de s’égosiller au son de Cookie ThumperBabies on FireEnter The NinjaEvil Boy ou encore Beat Boy. Yolandi Vi$$er conserve une dégaine de femme enfant, à la fois innocente et malsaine, a la voix suraigue. Ninja garde son air peu rassurant de gangsta et accompagne avec hargne leur hip hop zef dont le son est déversé par Dj Hi-Teck. Sur l’écran géant situé entre les deux grandes scènes défilaient des photos propre au groupe, dont une du défunt DJ Solarize et une autre de leur fille, Sixteen (pour ceux qui ne le savent pas Yolandi et Ninja sont aussi ensemble dans la vie).
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La nuit est là, l’électro de Vitalic prend place. 17 ans de pratique au compteur, presque autant que le Garorock font de lui un mastodonte du genre. Un set comme on les aime, avec des enchaînements bien rythmés et une foule hystérique, frétillante comme des poissons hors de l’eau. Le final sur Poney Part 1 ressemble au rêve ultime : finir en ayant l’impression de planer.
Birdy Nam Nam, a déjà eu de nombreuses occasions d’apprivoiser la scène marmandaise. L’édition 2013 montre qu’ils ont pris le coche, et qu’ils ont poussé le vice de l’électro un peu plus loin, le rapprochant vaguement de la techno. Que dire de plus qu’efficace ? Les quatre DJ ont étonné de par leur dextérité et leur rapidité, que l’on a pu observer gràce aux gros plans sur leurs mains.

Samedi 29 juin :
Le premier jour a été redoutable, et le second fut son égal.
On entame ce long repas à 18h35 avec Biga*Ranx, le jeune prodige français du reggae, qui a la voix d’un rastaman jamaïcain. Sur une autre scène, on entend d’une oreille distraite Patrick Watson qui malgré l’éloignement reste perceptible et semble touchant.
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Il y a quand même eu une grosse déception, tel un morceau de tofu nature, elle s’appelle Willy Moon. Le néo-zélandais est très excitant en disque, où sa navigation entre plusieurs styles est réjouissante. Mais en live, un goût avarié entre en bouche, qui est dû pour parti à son retard sur scène, et à la sensation qu’il transmet. C’est un personnage antipathique, qui ne sait gérer son image, et donc transforme tout en flop. Le public ne lui fera pas honneur.
De Saez je n’ai retenu qu’un cri continu, pas désagréable, mais qu’il faut déjà savoir apprécier, avant de pouvoir assister pleinement à un de ses concerts.
Enfin, un vrai évènement se produit avec Skip The Use, d’autres habitués ! C’est la 3ème fois qu’ils se produisent dans le cadre du festival, et la deuxième année consécutive. Est-ce une fois de trop ? Non, suis-je tentée de répondre. L’an dernier certains les ont ratés, et j’en suis ! Enfin un produit de qualité, et dont on connait la provenance. C’est sur-vitaminé qu’on les retrouve, plein d’en-train, face à un public dont les papilles saturées d’émotions, est accroché à toutes les sonorités diffusées. Malléable à merci, comme hypnotisée, la foule se déplace comme on lui demande. Le tout rend un spectacle complet qui aspire des milliers de personnes partageant un moment particulier, dans une spirale en dehors de la réalité. L’instant où ce fut le plus flagrant est sans doute pour Ghost ou pour la reprise de Smells like teen spirit.
Petite pause, histoire de reprendre son souffle. Et puis, de nouveau inspirations et expirations se cadencent au son de quelques notes, en l’occurrence celles de Bloc Party. Frénésie générale, sauts incontrôlés et ambiance joviale malgré la vague brume pluvieuse et le décor extérieur digne d’un roman d’Emily Brontë.
Longue reprise de conscience … mais c’est inlassablement que l’on se laisse reprendre par le flot musical qui réside dans l’air. Paul Kalkbrenner aura raison de nous. Les DJ ayant le crâne dégarni nous auront envahis en deux jours, et je me demande innocemment si il  ne faudrait pas se raser les cheveux pour devenir un génie de l’électro, de la house ou de la techno. En tout cas, ce n’est pas le berlinois qui va démentir cette théorie, puisqu’il nous submerge et nous abat dans son univers, dont on décolle pour rejoindre une autre scène.
Make The Girl Dance, fait bouger les filles, mais aussi les garçons par la même occasion. Par curiosité on y jette un tympan, un œil et puis son corps. On se laisse aspirer par leur style, leurs réflexions entre deux mixs et par les personnages tout simplement. Un bon digestif, avant d’aller se coucher.

C’est vidé, plein de belles images en tête, de sensations, et de musique, que l’on se retrouve face au néant, en quittant le camping le dimanche matin. Heureusement que le soleil est là, pour nous dire que l’année d’après ne sera que le recommencement d’une expérience qui aura muté. Nous nous y retrouverons vieillies d’un an et nous y fêterons une double majorité, la sienne, et la notre. À l’année prochaine Garorock, pour se souhaiter nos 18 ans et souffler ensemble nos bougies pour trois jours qui seront encore emplis de folie.

Pour les prochaines années, à savoir, un concours de  déguisement est organisé dans le cadre du festival ! Retrouvez le sur : https://www.facebook.com/Garorock2012ConcoursDeDeguisements?fref=ts

Georges Lautner – Une histoire de Famille

Quand j’entends Georges, je pense Lautner. C’est une histoire de famille ce gars là, qu’on s’transmet de mère en fille depuis la fin des années 50.
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Ton humour reste intact, il survit au temps qui passe, même perçu d’un regard différent aujourd’hui. Vieille France, famille et banditisme telle est la recette qui t’a rendu fameux et indispensable. Que ce soit en noir et blanc ou en couleur, tu as su imposer ta vision du cinéma. Pas eu besoin d’être nominé ou de recevoir un trophée d’un quelconque festival pour que ton public te soit fidèle. Dialogues acérés et répliques cultes tel est ton crédo pour nous faire rire en argot grâce à ton compère Michel Audiard, disparu bien trop tôt. Ton cinéma est familial en tout point, tu as eu à faire avec le père et le fils Blier à plusieurs reprises, ta mère aussi est passée par ton cinéma et puis tu as eu tes acteurs fétiches … Francis Blanche, Mireille Darc, Lino Ventura, Jean Lefebvre et Bernard Blier pour de réjouissantes retrouvailles sur plusieurs productions ! C’est qu’on s’y est attaché à ces gars là et à leurs histoires de  « bon coup » qui tourne mal. Les Tontons Flingueurs, Les Barbouzes ou Ne nous fâchons pas nous ont habitué aux fameuses répliques filmées en plan fixe, mettant en avant l’acteur. On se rappelle aussi bien de sa tête  que de ce qu’il dit. Qui ne se souvient pas de Lino Ventura dans le rôle de Francis Lagneau dire « Un barbu c’est un barbu. Mais trois barbus, c’est des barbouzes » ? Ou dans le rôle de Fernand Naudin « Les cons ça ose tout. C’est même à ça qu’on les r’connaît » ? Georges, tu excelles dans l’art de ne pas te faire oublier ! Tu arrives même à me faire regretter de ne pas être née plus tôt pour avoir la chance de filer au ciné à chaque sortie d’un de tes films. J’aurais aimé connaître la France comme tu la décris !

À l’origine d’un chef d’œuvre:
Ma rencontre avec Lautner a débuté par cette lecture. Ému, il m’a répondu « j’aurais aimé être plus jeune pour te rendre cet amour ». C’est à mon tour d’être émue. Après ça nous sommes passés aux questions. On aura pas eu les réponses recherchées, mais autre chose de plus authentique. Quand nous lui demandons en quoi son cinéma est intemporel, c’est sérieux qu’il nous répond : « J’en sais rien moi, dis le moi, toi. ». Pourquoi la comédie policière ? «J’avais pas à choisir, j’étais pas seul mais entouré d’une équipe, et on avait tous envie de manger ! Si on n’avait pas travaillé on n’aurait pas mangé. Si j’avais pas mangé, je ne serais pas là ce soir. Alors, toutes les deux, souriez moi. ». Au moins c’est clair. Pour l’archétype du bandit, et bien : « Je ne connais pas le mot archétype. Je connais l’arc de triomphe par contre.» Que faire ? Parler de la Bande Originale ? «Avec Michel Magne il y avait une complicité affectueuse. J’ai aimé Bernard Gérard. J’avais une complicité avec tous les musiciens. C’est important la musique dans un film. Ça donne un climat, ça facilite la sensibilité des gens et d’autre part l’humour. J’adorais la musique ! J’ai d’ailleurs eu la chance de commencer avec le meilleur des musiciens de l’époque : Delerue. » C’est avec nostalgie qu’il nous raconte ses expériences et ses rencontres comme avec Michel Magne ou Michel Audiard. Si on lui parle du fils de son dialoguiste favoris, le réalisateur Jacques Audiard, il concède que « son père serait fier de lui. » Ce n’est pas pour autant qu’il va voir ses films qu’il juge « sérieux», et nous avoue qu’il a peur de « s’endormir devant ». Il y aurait été « si ils avaient été dans l’esprit de son père, avec le même humour destructeur. »  Il ne va plus vraiment au cinéma de toute façon : « je ne conduis plus. Ma femme oui. Mais quand elle conduit j’ai horriblement peur, alors je ne vais plus au cinéma ». 
Si on essaie de le faire parler de l’état du cinéma français actuellement avec les assises du 23 janvier, on obtient un : « C’est pas le 23 janvier qui est important, mais le 24 : c’est mon anniversaire. J’vous jure que c’est vrai ! Le débat sur le cinéma, j’m’en fous.» C’est vrai qu’en 87 ans, il a eu le temps d’en voir avant des films ! Il l’a déjà eu « l’amour de la comédie américaine. Un de [s]es films préféré est Vous ne l’emporterez pas avec vous, de Frank Capra. » Et il « l’a emporté avec [lui] ». Quant au dernier film qu’il a vu, « c’était hier soir (le jeudi 11 avril au Gaumont ndlr), les Tontons Flingueurs. Je ne l’avais pas vu depuis des années, et ça m’a plu». Un homme « lucide », pour une rencontre sans concession. On y découvre un peu plus le personnage, qui est à l’image de ses films, et qui ponctue ses réponses par des « quand je vous vois, je perds ma tête ». C’est curieux chez le cinéaste, ce besoin de faire des phrases. Mais ce n’est pas pour nous déranger, on serait bien resté une heure de plus à l’écouter.

Lautner en dates et en chiffres :

-naissance le 24 janvier 1926 à Nice
-1949 : second assistant de Sacha Guitry pour Le Trésor de Cantenac
-1958 : réalisation de son premier film, La môme aux boutons
-1960 : première collaboration avec Bernard Blier pour Marche ou crève
-1963 : sorti de son film culte, Les Tontons Flingueurs et début de sa collaboration avec Michel Audiard
-1970 : Laisse aller, c’est une valse, début au cinéma de Coluche
-1985 : mort de Michel Audiard, fin de leur collaboration
-1992 : dernier film réalisé pour le cinéma, L’inconnu dans la maison

44 films en tant que réalisateur
5 films en tant qu’acteur
1 film en tant que producteur

collaboration d’Elsa Fardet pour les questions posées,
Article issu d’un projet intitulé Le Canard qui Rit : journal papier réalisé avec le lycée Saint Sernin (Toulouse, 31) dans le cadre du Festival Zoom Arrière que je remercie pour m’avoir permise de rencontrer M. Georges Lautner

Review : 2011 year were you Let the Children Techno

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Il y a un mois Ed Banger, label Parisien mené de front par Pedro Winter aka Busy P, fêtait ses dix ans au grand complet ! Une année les aura tout de même marqué  : 2011 année bénit et maudite, pourquoi ? 2011 année de l’excitante tournée Let The Children Techno où Mehdi et Busy P sillonnaient bras dessus bras dessous les chemins les menant à la scène, mais 2011 rime aussi avec DJ Mehdi tirant sa révérence, par une sortie de la route inattendue et crève cœur …
Samedi 9 avril 2011, trois poulains d’Ed Banger s’apprêtent à monter sur scène à Marmande, petite ville du Lot et Garonne (47) pour la 15ème du Garororck, j’y étais et je vais vous raconter l’électro-choc du label parisien.
Suite au décevant rappeur The Street, le tandem Bangerien ouvre les festivités … Souvenir estompé par le froid et la fatigue mais qui persiste encore ! Parcours initiatique, découverte épileptique, voici la musique électronique : Let The Children Techno … D’abord une compilation mixée par les deux copains regroupant la crème de la crème, traçant le visage que prenait cette année là le mouvement, en 20 morceaux avec Mr Oizo,  Duke Dumont , Siriusmo, Para One & Tacteel, Breakbot,  Sebastian, Mattie Safer, Gesaffelstein,  Cassius, Djedjotronic, Discodeine , Feadz, Brodinski & Tony Senghore, Bobmo,  Zombie Nation, Riton,  Skream, Flying Lotus et tout de même un morceau de Mehdi et un de Busy. C’est ensuite que ce disque éclectique a muté en tournée ! A l’image de la compilation tout y est, une digne réponse aux attentes qu’elle engendrait. Fun, joviale, diverse et variée, le concert s’annonce comme une cours de récré … millimétrée. Les enchaînements élimées sont parfaits et ça se voit, le public est conquis. Un adjectif ? Cool, comme on pouvait déjà l’imaginer. Un défaut ? Pas le battle escompté, chacun joue gentiment son tour, comme à l’école.
Une fois fini, une note stridente vient nous percer les oreilles dix minutes non-stop, mais qui est l’énergumène qui sans laisser reposer nos oreilles après un tel show nous les assassine ? Un nom : SebastiAn. Amateur de la provoque, avec cette intro là, la division était assurée d’avance ! Le frenchy reste allongé devant nous, fumant tranquillement sa clope, imperturbable, pendant que nos tympans souffrent et pourtant … Cette image est restée gravé comme une expérience à vivre. Masochisme, je ne pense pas. Plutôt le contentement d’avoir l’impression de faire partie d’un courant et de voir se déployer devant nous ceux qui créent notre musique, et arrivent toujours à nous surprendre.
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Garosnow

Anciennement de l’oxygène pour les oreilles, le festival axéen a fait peau neuve cette année. Nouveau nom et retour à la salle du casino, que des choix judicieux. Sur trois jours s’est donc déroulé un parterre musical de renom, comme un avant goût du Garorock de fin juin.
Voici donc un récapitulatif de ces trois jours:

Samedi 23 février:

C’est sous la douceur de la neige et par Funk Effect (http://www.facebook.com/FunkEffect?fref=ts) que tout a commencé. Le trio français alliant musiques électroniques (comprenant drum n’ bass et dubstep) et hip hop, fut une agréable mise en bouche. Malgré le froid sibérien, ils ont pu réchauffer l’atmosphère et nous échauffer pour le reste de la soirée … Après une courte transition, et une nouvelle disposition de scène Maniacx, groupe cannais, est monté sur scène.
Déjà venu en 2006,  et en 2008 en même temps que Max Romeo, les Maniacx sont revenus sur la scène de la ville pyrénéenne et ont à nouveau imposé  leur univers tiré des cartoons. C’est peut être ceux que j’attendais le plus, voulant voir leur évolution. Même Hip Hop déjanté, tirant vers le rock et l’électro, le trio s’illustre sur scène et ne vous laisse pas indifférent. L’énergie dégagée par le groupe est bue par le public avec avidité qui s’empresse de la recracher en sautant avec ardeur. Que ce soit Rime’s Shot, plaçant Maniacx comme les dignes descendants des Beastie Boys, Video Games, issu d’une collaboration avec les Puppetmastaz, ou The Hills, titre issu de leur dernier EP, ce fut une explosion de joie pour les tympans des festivaliers.
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Ebony Bones (http://www.facebook.com/iamebonybones?fref=ts) en DJ set, j’avoue ne pas avoir vu une grande utilité, à part peut être les deux personnages, mi-hommes mi-chevaux, marquant le rythme derrière elle. Elle n’a apporté aucune saveur à la soirée, sans pourtant avoir été mauvaise.
« Can you feel it … The BEAT » comme on l’entend régulièrement avec C2C, et bien le concert de Joris Delacroix est apparu comme la digne réponse à ce son. Pendant tout son show, Joris a semblé vivre sa musique, être en parfaite harmonie avec elle, et il l’a transmis. Les personnes ayant assisté à son set étaient en transe et ne pouvaient faire autrement que de ressentir le beat, et de se laisser porter par lui. Les mixs tous ajustés, parfaitement emboités les uns avec les autres laissaient derrière eux comme une sensation de paix. Après avoir été vidé de toute énergie avec Maniacx, Joris Delacroix l’a régénérée.
La soirée s’est terminée avec brio sous la Techno acérée et élimée d’Animals in Cage (http://www.facebook.com/AnimalsInCage?fref=ts).

Dimanche 24 février:

Ouverture et fin des festivités du dimanche avec Milu (http://www.facebook.com/milumilu.milpop/), djette polonaise pêchue et pleine de vitalité, qui aura été une bonne introduction à Skip & Die (http://www.facebook.com/skipndie?fref=ts), groupe voguant entre plusieurs styles, du hip hop aux musiques électroniques en rasant de près des sonorités plus exotiques. Pas convaincu à l’écoute, je partais sur un mauvais pressentiment, vite démenti par la prestation de Catarina Aimée Dahms (aka Cata.Pirata), la chanteuse et plasticienne du groupe. Elle s’est révélée être en constante communion avec le public, et s’est acharnée à partager la musique de son groupe avec lui afin de le convertir.
Le point d’orgue de la soirée restera pour moi, Far Too Loud, et son Breakbeat. Il est arrivé plein d’entrain, souriant, comme heureux d’être là et se donna à fond dans ses mixs pendant près d’1h30, pour le plus grand bonheur des adeptes de musiques électroniques, qui ont baigné dans une atmosphère euphorique.
Même si il s’est fait tout en douceur, sans aucune coupure, le changement se fit entendre entre les mixs de Mr Magnetix (http://www.facebook.com/pages/Mr-MagnetiX/239609406088890?fref=ts) et Far Too Loud, de par leurs styles, non pas aux antipodes mais tout de même différents.

Lundi 25 février:

Ce soir là, c’est le Blackout Soundsystem (http://www.facebook.com/pages/BLACKOUT-SOUND-SYSTEM/245993475448249?fref=ts) qui introduisit Flox et Biga*Ranx. Je ne peux pas nier que les choix musicaux étaient tout à fait appropriés, mais les Mc tentant de chauffer l’ambiance n’ont rien apporté pour leur part.
Flox (http://www.facebook.com/pages/FLOX/123087104441329?fref=ts), anglais vivant en France, au parcours jonché d’expériences aux sonorités multiples, ne m’a pas livré ce que j’attendais. Son show s’est même plutôt montré sans grand intérêt, pour certains auditeurs.
Certains auront pu être déçu par le live de Biga*Ranx, qui n’était peut être pas assez lisse à leur goût, mais justement, voilà un live authentique ! Chanteuses en chair et en os pour assurer les voix féminines et accompagner Biga*Ranx sur ses compositions, musiciens se chargeant de la partie instrumentale, tout était là pour garantir quelque chose d’unique. Seul petit bémol, peu de titres de l’album On time, ont été joué ce soir là, excepté l’incontournable Ordinary Day ou le remarquable Gipsy Rock.
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Palmarès:

Joris Delacroix : Après avoir vécu sa House une fois, on sait qu’inéluctablement on retournera le voir. Le 30 mars au Panormas festival à Morlaix (29), le 31 mars au Reperkusound de Villeurbanne (69),
http://www.facebook.com/jorisdelacroix.fpage

Ex æquo Maniacx : 7 ans après les avoir vu pour la première fois, je ne suis toujours pas déçue par le show. On voit tout de même une légère différence entre CKLM, nouveau chanteur et Nawak. En tournée: le 8 mars à Bordeaux, le 17 mars, chez eux à Cannes,  le 30 mars à Avignon et le 17 mai à Paris.
http://www.facebook.com/maniacxmusic/

Far Too Loud : Les sets du britannique valent la peine de se déplacer mais vous ne pourrez pas le voir avant cette été au Garorock à Marmande le 28 juin ou le 5 juillet à Blissfields, Winchester, Royaume-Uni.
http://www.facebook.com/fartooloud?fref=ts

Ex æquo Biga*Ranx : Le jeune français va se produire un peu partout en France, et notamment à Toulouse le 5 avril au Bikini, ou à Marseille le 9 mars au Poste à Galene …
http://www.facebook.com/pages/Biga-Ranx/69061958342?fref=ts

à retenir de ce week-end:

-La boule à facette utilisée comme un masque/casque par Maniacx
-Les « hommes chevaux » d’Ebony Bones
-Air France 
de Joris Delacroix

-La bonne humeur de Far Too Loud

Vous trouverez ici la dernière track de Crystal Fighters 


Pour écouter le dernier Bowie en stream c’est là que ça se passe : http://search.itunes.apple.com/WebObjects/MZContentLink.woa/wa/link?path=DavidBowie

article à retrouver également sur : http://laboiteamusiqueinde.wordpress.com/2013/03/04/garosnow/