Comme une envie d’agir

À 17 ans, on a encore l’âge d’être exalté, on nous pardonne notre fougue, notre jeunesse en quelque sorte. Nos faux pas sont vites effacés, et nos échecs nous construisent.
Alors, aujourd’hui, je vais me permettre ceci : un article loin de mes cordes, de mes habitudes. Mais le sujet, me tient tout autant à cœur.
Une question retient mon attention, au vu de l’actualité, des nombreux faits divers, des informations trop souvent propagées ou injustement tues. Qui sommes-nous pour détruire ? L’Homme vit-il pour désagréger ce qui l’entoure ?

Je me doute que les prochaines lignes ne seront que des mots lancés dans l’immense antre arachnéenne du web. Néanmoins, ils auront été écrits, pensés avec force.
Nous ne sommes plus des êtres à l’état brut, sauvage, dont le cerveau est en friche, non, nous sommes cultivés, et peut-être même formatés. Que ce soit dans la solidarité, mais de plus en plus dans l’individualisme. On oublie les autres pour notre profit personnel, le soi, au détriment de l’humanité.
Parfois, notre petite personne s’insurge par de grands mots et tente de faire la leçon à autrui, mais au lieu de parler, il faudrait peut-être agir. L’impact de notre parole est minime, tandis que celui d’une action, aussi infime soit-elle sera toujours au profit de la cause que l’on défend. Sans rien faire, on ne pourra toujours que regretter.
Or, il ne faut pas l’oublier mais des gens ont combattu, ont cherché à aller au bout de ce qu’ils croyaient juste. Aujourd’hui on profite des avancées qu’ils ont amorcées, sans parfois même y penser. Mais nous ne sommes, majoritairement, plus capable de nous faire entendre, nous ne faisons que suivre, et si la tendance est au mutisme, on l’accepte avec ferveur. D’un autre côté, la « flemme » nous régit : s’engager à quoi bon ? Je suis déjà débordé, je veux profiter de mon temps libre pour mes loisirs. Je suis fatigué. Ou bien, ce fameux, on est jeune : la flemme.
Le chemin s’annonce difficile et sinueux. Même découragés, abattus à l’idée de devoir s’engager, perdus dans tout ce qui pourrait se faire, par ses propres idées, plutôt que de ne rien entreprendre, ne pourrions-nous pas commencer ? Peu importe la taille, l’impact et la puissance de nos gestes, les faire sont le plus important. Tenter de passer à l’acte, isolé dans de grandes protestations, n’est peut être pas la solution. Pour réaliser un ou plusieurs changements, elle résiderait plus dans le collectif. Les mouvements les plus importants, et les plus connus sont sans doute les rassemblements de masses, les voix à l’unisson criant ses revendications ou son espoir.
Dans notre monde, des individus continuent d’y croire, comme en témoignent les printemps arabes, les indignés, le printemps érable ou encore les manifestations de Brésiliens de la classe moyenne au début de l’été … parmi tant d’autres. Pour des raisons différentes, des activistes se battent eux aussi au sein d’ONG dans le but de combattre la faim, les inégalités sanitaires ou bien afin de préserver l’environnement.
Ici, même si on est plutôt bien loti (il faut l’avouer), tout échauffement semble vite se refroidir quand se profile la possibilité d’agir. Pourtant dans toutes sociétés résident des problèmes, même si ce ne sont pas les mêmes.
Pensons-y ! Que voudrait-on changer ? Qu reste-t-il à faire ? Que doit-on améliorer ?
Et puis, si n’est pas ici, mais ailleurs qu’on voudrait influer ? En dehors de toutes nos appréhensions, ne pourrait-on pas faire un pas dans la direction de l’engagement ? Oser signer une pétition par exemple, ou sait-on jamais, participer au financement d’une institution dont les actions nous semblent être intéressantes. Ou peut-être plus profondément, arriver à sauter dans une association …
Il faut garder en tête que rien n’est petit, et qu’ensemble tout se peut. Alors osons, affirmons nos idées et agissons. Ce sera un petit pas pour nous, mais un grand pas pour l’humanité.