Rêves sous insomnie 

Diurne sont mes nuits, nocturnes sont mes jours.
Abasourdie par l’insomnie, incapable de m’immerger dans le noir total, ma tête reste en suspends dans les étoiles, sans pouvoir y toucher, pouvant seulement les voir. Perdue dans cet espace sans fin, seul mon cœur invisible continue à se mouvoir dans un battement indicible.
Et, sans crier gare, enfin, elle apparaît.
Si proche et si loin, sa destinée ne tarde pas à m’émouvoir. Dépendant, ce satellite terrestre se meut pourtant dans son isolement.

Lune,

chimère empreinte de mystère,
qui nous éclaire
à l’instar de ces paillettes incandescentes à la chaleur lointaine.
Seulement, de leur feu mythique elles parent de misère
cette compagne de la terre,
lui enlevant le charisme et l’éclat de l’inconnue distance.

Sur cette sphère, reflet de lumière, l’humain a posé ses pieds, et là haut, ses yeux ébahis fantasmaient déjà sur ces poussières étincelantes, mortes ou vivantes, pour lesquelles il ne demanderait qu’à brûler ses ailes.

Dans mon univers , lune et étoiles se distinguent. Si les astres m’appellent, jamais je n’oublierai cette fascination première, voyage rêvé de Méliês, méritant toujours toute mon attention. Telle une vieille amie, elle restera un perchoir de ces soirées sans sommeil, autour duquel il est bon de graviter ou de s’asseoir.

 

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