Tolérance sur fond noir

2002, cours préparatoire et apprentissage de la calligraphie sur les bancs d’une école de quartier. 2002 et la découverte de la politique dans la rue. 2002, c’est Chirac contre Le Pen et mes premières manifestations, mes premiers gros mots autorisés et la découverte de concepts.
J’entends souvent chez moi No racism, No sexism, et j’observe alentour la peur des lendemains. Surtout j’écoute Porcherie des Béruriers Noirs. Porcherie ou un titre qui ne m’a pas quittée. Fier représentant de mon espoir contre mon cynisme, et cette tristesse de le réécouter si souvent pour trouver la force de continuer à espérer et à croire en la rébellion, en la liberté de pensée et d’esprit de nos sociétés.

2003, le groupe joue aux Transmusicales de Rennes et les albums tournent quand en 2006 un voyage et un premier iPod me font écouter sans répit l’Empereur Tomato Ketchup, Salut à toi et Petit Agité que je braillais dans les oreilles de mon petit cousin pour l’embêter. De quoi continuer à éveiller mes instincts mordants et mon envie de changement.
Puis à Paris, dévorant encore les Bérus au petit-déj et entrant au collège, on m’offre des vinyles collectors de ces artistes mythiques dans une bulle d’aficionados.
Depuis, les Bérus reviennent, mais renvoient inexorablement à cette construction intrinsèque et expliquent sûrement ce qui bout dans mes veines. Les Bérus seront toujours quelque part dans mes gènes.

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