Soirées et maux de crâne québécois

Je l’ai découvert pendant une nuit chaude en Abitibi (région du Québec ndl). Ce charisme et cette énergie ne m’ont pas laissé insensible. Pourtant je ne pensais pas que le FME allait me faire découvrir un gars comme lui, ce Louis-Jean Cormier déjà adulé par beaucoup. Le FME allait être une expérience en soi, marqué par tant de nouveautés, de bonheur et de nostalgie.  Je n’imaginais juste pas qu’il allait en devenir l’incarnation. Qu’il allait coller à mes basques après m’avoir offert ce petit frisson en interprétant « Tout le monde en même temps. »

Je n’imaginais pas m’enfourner sa voix dans les tympans à chaque période de down. À chaque fois que je me déçois, que j’ai besoin de solitude ou qu’un cycle montréalais se ferme. Je ne me doutais pas que de cette première fois découleraient tant de derniers instants. Tant de moments échappés dans les airs de la vie, tant de présents trop vite renvoyés au passé. Louis-Jean Cormier c’est ce sentiment de liberté et de bonheur si vite dissipés. De ceux que l’on aimerait garder précieusement au creux de sa main pour y replonger quand ça va moins bien.
C’est cet étrange malheur teinté d’espoir qui nous dit que de ce passé regretté surgiront bien des lendemains. Et ce sont ces lendemains qui deviendront ce passé à l’amertume délectable.

« La Fanfare » me renvoie à l’image d’un lac rosi par le soleil se dissipant. C’est la vision de bières dans le frigo d’un hôtel, le goût du redbull et la sensation de cette chaleur humide typique du Québec à partir de la fin mai.

C’est l’envie d’y croire, d’aimer et de rêver. C’est aussi le paradoxe de cette insouciance évaporée et de certaines histoires avortées avant même d’avoir pu commencer.
Louis-Jean Cormier c’est Montréal et les difficultés qu’apporte le fait de grandir. Ce sont ces allées sur lesquelles se dressent des barrières à sauter. Ce sont ces succès et ces chutes, ces moments d’entre-deux.
Louis-Jean Cormier c’est l’ivresse de l’éthanol et le mal de tête qui paraît interminable du lendemain. C’est la soirée, mais aussi la gueule de bois.

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