À nos 20 ans

Dans le cadre de cet évènement un peu spécial, voici un texte qui résume mon amour pour un festival en particulier, pour les festivals en général, et surtout pour la musique. Alors, si vous travaillez dans ce  milieu et que vous lisez ces lignes, n’hésitez pas à me solliciter, je serai ravie de faire un stage. Bref :

20 ans c’est tout un anniversaire.
Ce sont deux décennies traversées à vive allure, durant lesquelles la musique et le festival ont muté. En 1997, le fameux mot-valise Garonne Rock avait un sens encore plus fort, au vu d’une programmation centrée sur une culture alternative dérivée du punk, et de concerts dans d’anciens abattoirs aux accents industriels. Depuis, le Garorock a changé de date et n’ouvre plus la saison des festivals, mais s’impose dans le paysage estival. Le Garorock n’est plus fait de goudron et de béton, mais de terre et de gazon après avoir investi de nouveaux lieux en 2012. Le Garorock a grandi, pour finalement souffler ses 20 bougies. Il n’est plus tout à fait le même, mais l’essence des débuts est encore là. Il a évolué, mais continue d’offrir au Sud Ouest un festival a ses couleurs. Un évènement festif, éclectique et chaleureux, qui accueille une diversité de personnes venue se rassembler pour fêter. Un lieu d’échange où la musique domine, où les rencontres se font, où les gens se retrouvent. Un lieu de vie qui n’est pas prêt de disparaître et qui se prépare à une nouvelle décennie faite de nouvelles évolutions.
Depuis 1997, certains artistes alors inconnus ont depuis été reconnus. D’un petit festival de rockeurs 90’s on est passé à un évènement majeur des amoureux de musique.
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Le Garorock est une grande part de ma vie. Il m’a vu naître et grandir au rythme de ses programmations. Il m’a vu rire et a réussi à faire venir en 1998 le groupe qui m’a donné mon nom, Ludwig Von 88. Il a vu passer des groupes devenus cultes, considérés aujourd’hui d’une autre époque, et alors en activité. Il a vu croître mes amitiés au son d’un des derniers set de Dj Mehdi avec Busy P, a fait grandir mon amour pour Wax Tailor, m’a fait danser sur scène avec les Wampas, puis apprivoiser le hip-hop grâce aux Puppetmastaz, mais aussi à Cypress Hill ou Public Enemy.
Puis, les années passant, j’en suis arrivée à fouler le sol du festival avec un groupe d’ami.e.s. À cuire au soleil sur l’herbe du camping l’après-midi, à croiser Orelsan au détour d’un concert, à interviewer Biga*Ranx et à continuer les festivités jusqu’au petit matin. À vivre quatre jours dans l’insouciance, et entourée de personnes partageant un même intérêt. À pogoter sur du Die Antwoord deux fois en trois éditions, et parfois à regretter d’avoir raté un artiste comme Laurent Garnier.
Le Garorock, c’est aussi se perdre et apprendre à se passer du virtuel pour cultiver la vie réelle. Ne plus avoir de batterie, se munir d’un appareil photo jetable, et adapter son mode de vie. C’est aussi apprendre à s’armer de patience, pour entrer sur le site, pour manger ou pour se doucher. C’est accepter de voir son temps de sommeil se réduire, mais c’est surtout se construire plein de souvenirs, qui valent la peine de tous ces maux de tête.
Nous fêtons nos 20 ans cette année, et je n’ai qu’une hâte, découvrir ce que le Garorock va encore nous offrir à l’orée de sa maturité.

Louison Larbodie
Texte publié dans le dossier de presse du Garorock
Du 30 juin au 3 juillet 2016, vous êtes pas mal sûrs de m’y croiser.

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