Gesaffelstein – Le Bikini, Toulouse (Ramonville)

Un pseudonyme aux résonances allemandes cache derrière lui un français, lyonnais plus précisément, à l’électro froid et épuré. Un nom, celui de Mike Lévy, est collé sur toutes les bouches, tous les papiers et même les tablettes tactiles. Un album sorti le 28 octobre 2013 à la pochette graphique et translucide a étoffé l’encre et les paroles.
Un DJ prometteur, et beau gosse qui plus est, ne pouvait pas passer inaperçu. Classe, l’homme en vrai, en disque ou en live est toujours précis, rien ne dépasse, tout est calibré.
L’arrivée sur scène se fait en toute sobriété, sans aucun surplus, seule l’accompagne une lumière opaque, enfumée qui ne nous fait discerner qu’une ombre derrière des platines. Et puis la musique fut.
Dans cette ambiance pleine de mystère, et glaciale sur scène, le public dans la fosse s’agite, se compresse et vit. Un son ciselé, concis, on pourrait même dire lisse et parfait, se déverse dans nos petites têtes vidées, et dans nos corps dépossédés. Rien n’importe que ce flot incessant, que cette masse vivace, et que ces images furtives attrapées à la volée. Le plus important c’est de couver le rythme, de ressentir cette techno martelée, sombre qui procure un sentiment de transgression. Plus le temps avance, moins on a l’impression d’avoir vu tout le potentiel dégagé.

Gesaffelstein // Le Bikini, le 30/11/13 // Facebook Officiel

Gesaffelstein // Le Bikini, le 30/11/13 // Facebook Officiel

Les minutes passent si vite sous les doigts de Gesa, de cet acronyme compacté. C’est pourquoi ces deux syllabes ne cessent de déferler de nos cordes vocales, même si les notes résonnent comme des menaces, tout comme le nom des pistes (Viol, Depravity, Pursuit, The Lack of Hope …) c’est la peur de le voir partir qui est la plus forte.
La structure quasi obsessionnelle des pistes les rendent addictives, pourquoi s’en passer ? L’effet est dévastateur, et nos vies ne sont pas en périls, autant continuer ! Qu’a-t-on à perdre dans une telle soirée ? Peut-être nos neurones retournées par ce spectacle ciselé, et par l’hystérie déliée. Mais au final, on gagne. On en ressort essoufflé (presque healthy comme concert), fatigué, libéré, surexcité, mais le plus important c’est qu’à la fin on est heureux. On en remangerai bien quelques bouchées du Gesa, pour être encore plus décompressé du stress suranné d’une vie calculée. Cette singularité presque répétitive qui se dégage a un effet efficace sur le moral.
En bref, malgré les répercussions instantanées a plus ou moins long terme, et l’euphorie post concert, est-ce bien extraordinaire ?
Le lyonnais fait son job, et est fidèle à l’image qu’il véhicule, jamais il n’en décolle. La 1ère fois a donc tous les symptômes d’un set réussi, mais peut être que pratiqué à intervalle régulier on peut s’en lasser.
Bilan : techno addicts, et autre fanatiques de musique, consommez du Gesaffelstein avec modération, il serait dommage de devoir s’en passer. Surtout qu’à petites doses, c’est vraiment bon.

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