Chronique d’un festival à Montréal #2

Le deuxième jour entame tôt, très tôt, trop tôt. 11h30, rendez-vous pour un brunch de présentation de l’évènement. Heureusement, le temps s’écoule vite au Québec. Et puis, ça a été l’occasion de comprendre le nom du festival.
Osheaga, pourquoi ? D’après l’histoire d’Évelyne, une des programmatrices du mastodonte montréalais, ce serait lié à un vieux mot amérindien, qui signifierait « les mains agitées ». Il aurait été entendu par les colons lorsqu’ils mirent les pieds sur le sol canadien. Ils auraient d’abord cru que cela voulait dire bonjour. Bref, passons.

L’après-midi ouvre à 13h45 avec Rone du côté de Piknic Electronik. Un lyonnais résidant à Berlin et jouant à Montréal, ça envoie du bon son. Un set survolant les genres, non sans risque, et pourtant qui se tient, bien.

Hier, je n’avais visité qu’une infime partie du lieu, alors, à l’occasion de Yelawolf, je traverse le village des arts pour traverser une passerelle conduisant à la scène verte. Et voilà une autre ambiance, où se bousculent plus de curieux que sur les deux scènes principales.

Le jeune protégé d’Eminem, donne une pure image du white gangsta. Son flow est impressionnant, mais le concert un peu longuet, si on n’est pas bilingue anglais car trop tonitruant, et donc incompréhensible. Le charme se perd.

Avec un line-up aussi complet, l’équipe osheaguienne ne pouvait passer entre les mailles de l’annulation, or ces derniers jours ça n’a pas été de tout repos. Les énergiques mais répétitives, presque fatigantes Deap Vally, sont venues en vitesse remplacer Quadron, scène des arbres, le lieu le plus intimiste du festival.

C’est après que tout s’enchaîne avec la découverte de Cajmere, ou Green Velvet, que Curtis Jones a finalement plutôt joué. Un vieux de l’électro avec au moins 22 années d’expérience, qui a donné une ambiance folle aux spectateurs venus glaner son son.

Quelques instants de repos, avant de reprendre le chemin des scènes pour voir si Tricky est de bonne humeur. Résultat il est en forme et livre quelque chose d’étrange et de perché, à son image.

Le concert n’est pas fini qu’il faut filer pour voir Azari and III. Un mélange particulier et innovant, mais parfois un peu brouillon. Cette impression est peut être dû à la sono, who knows ? Ce qui importe, c’est que le public soit réceptif aux Canadiens. Leur morceau Manic permet de comprendre leur univers dansant.

K-OS // Osheaga // montrealgazette.com

K-OS // Osheaga // montrealgazette.com

18h05, K-OS rejoue, après avoir abandonné la place la veille au bout de deux chansons. Aujourd’hui, il remplace Miguel, qui lui même était censé remplacer Frank Ocean. Vendu comme un rappeur de Toronto, après quelques minutes, on comprend que c’est plus complexe. Les influences sont plutôt rock ce qui s’allie très bien avec la voix du canadien, et son flow, comme lorsqu’il rap sur Stairway to heaven de Led Zeppelin.

18h35, Bonobo est en place depuis 10 minutes. Arrivée, je comptais vite repartir pour The Breeders, en fin de compte, une fois qu’on rentre dans l’incroyable agitation créée par le producteur anglais, on ne peut que rester, et se soumettre à la convivialité et aux sourires ambiants. Malgré la fine pluie qui a commencé à s’abattre sur Cirrus, tout le monde reste, réceptif, et heureux. Magique.

Macklemore //Osheaga // montrealgazette.com

Macklemore //Osheaga // montrealgazette.com

Macklemore and Ryan Lewis montent à 20h05 avec Ten Thousand Hours. La foule s’amasse et se presse pour observer le phénomène. Entre anecdotes, et messages positifs prônant respect et égalité, ils enchaînent les tubes, qui engendrent émotion ou délire général, c’est selon. Wanz ou Ray Dalton sont de la parti, mais le moment le plus fort c’est quand Tegan and Sara, se ramènent aux côtés de Macklemore pour Same Love. Le tout se fini avec And We Danced, même si le ciel et prometteur d’orage, il semble s’abstenir, le temps que tout le monde se déchaîne en une dernière danse.

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