Crystal Fighters : Partir, Pleurer, Chanter

Crystal_Fighters
Je vous avez déjà parlé d’eux l’an dernier, soit 2 ans après la sorti de leur premier album Star of Love. Cette année, les anglo-espagnol de Crystal Fighters reviennent égayer la saison avec un nouvel album : Cave Rave.
Les six joyeux hippies des temps modernes ont cette fois enregistré dans les montagnes espagnoles avec toujours autant de diversité côté instrument, pour nous livrer un opus créé pour faire voyager. Redondances, que nenni, ici l’électro se fait plus discret, et pourtant, comment ne pas discerner leur style imparable.
Avec Sebastian (chant, guitare), Gilbert (guitare, programmation, percussions), Graham (guitare, percussions), Laure (chant), Mimi (chant) et Ellie (chant), vous êtes sûrs de partir dans un endroit idyllique en l’espace de 10 chansons, avec personne d’autre que You & I.
Dès la première seconde on est immergé dans un rêve agréable, télétransporté juste par l’ouïe au bord de l’eau, écoutant le murmure entraînant de Wave. L’instant d’après le lieu n’est plus vague, on discerne sur quel banc de sable on se situe, ou du moins on se dirige : L.A (calling). Le soleil est bien présent, même disparu la nuit, où chaleur et rythmes accrocheurs résident. Tous les clichés d’un été posé se bousculent au pays des songes. Le morceau le plus pêchu, prêt à faire bouger les gambettes pendant toute la période estivale est Separator, qui dans une suite logique nous ferait improviser une danse tribale sur une plage désertée. Are We One se hurle et se sautille frénétiquement. Immanquable titre, à prendre sans réfléchir dans ses bagages. These Nights annonce ce que l’on peut ressentir. La perte de la notion du temps et ce que le bonheur nous a déjà fait répéter : « Oh, these nights never end, no ».
No Man est l’hymne d’une journée bien remplie et positive dans ce lieu éphémère de villégiature. Un parfum de liberté émane de ce chant. Les sonorités de Love Natural confortent dans cette envie hédoniste. Pour peu on adopterait un mode de vie épicurien.
Sur un autre registre Bridge of Bones est étonnant, mais il est toujours question d’océan. On a l’impression de ressentir une autre étape du cheminement de l’été. La fin semble se profiler, le chœur apparaît comme nostalgique du temps écoulé mais plein d’espoir de ce qui est encore à venir. Même après un été particulièrement mouvementé, il ne faut pas regretter ce qui est passé mais se projeter dans ce qui n’est pas encore arrivé.
Everywhere clos un album comme on ferme un chapitre de sa vie. La tête pleine de souvenirs, on se dit que peu importe où l’on sera la prochaine fois tout pourra être encore mieux.

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