Youth Lagoon

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Trevor Powers
 a 24 ans et a réalisé deux albums parus en 2011 et 2013 sous le patronyme Youth Lagoon : The Year of Hibernation et Wondrous Bughouse.
Ce ne sont pas de simples galets jetés dans la marre de la dream pop entrelacée de rock psychédélique qui se coulent sans laisser de rides, ils font au contraire quelques ricochets qui se répercutent dans nos oreilles et nous éclaboussent d’une musique aérienne. The Year of Hibernation se révèle être une entrée en matière digne, un premier album achevé retransmettant le malêtre et l’anxiété assaillant le jeune homme. Le magnifique 17, est un résumé de ce que l’artiste à pu faire sur ce disque, décélération et accélération du rythme sur une mélodie évaporée, folk aux sonorités électroniques avec quelques gouttes de pop et de psychédélisme, et tout cela pour une ode à ses 17 ans. N’épiloguons pas sur les premiers essais de l’américain, torturé par ses angoisses adolescentes, mais attardons-nous plutôt sur le deuxième. Moins disséminé, plus élimé, Trevor Powers modèle et précise son imaginaire. Entre un monde aérien et aquatique, on suit un chemin escarpé dans les idées de l’interprète. Une continuité et un enchaînement logique régit cet étang de sonorités merveilleuses ! Chaque airs suivent le même courant, et pourtant ils ont des souffles biens différents. De long filets s’émanent de ce paysage bucolique et transcendant, qui prend toute sa dimension au bout de quelques écoutes. Mute suit avec volupté Through Mind and Back, introduction réussie à un album si hanté. Pelican Man est d’une


complétude troublante, une montée en douceur qui ne laisse pas attendre le changement soudain, pour redescendre avec la même finesse. Dropla et Raspberry Cane sont les deux morceaux qui se dégagent à la première écoute, mais tous ont une esthétique bien à eux, qui revient à dissocier un ruisseau et une cascade de notes associées, entre rythmes lents et rapides. Attic Doctor bouleverse, The Bath retranscrit à merveille le sentiment qui s’exhale des productions de l’américain. Dès la première seconde, une ouïe avisée reconnaitra en Raspberry Cane, le pur morceau planant, qui laisse en suspension dans un univers irréel et dématérialisé, perchant le monde connu vers des sphères plus grandes et enivrantes. Un morceau fini nous laisse dans de nouvelles divagations sur de nouveaux flots et des étendus immenses où tout est rendu possible ! Comme le calme après une vague plus haute que les autres, Daisyphobia vient clore en toute simplicité une œuvre sensorielle qui laisse attendre une suite encore plus aboutie. Peu importe le temps que prendra l’écriture d’un troisième opus, Trevor Powers a déjà réalisé deux objets dans lesquels on ne se lassera pas de baigner nos tympans.

Plus d’info
Youth Lagoon – Wondrous Bughouse
Fat Possum – Pias
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