Vampire Weekend during the week

Comment se comporte Modern Vampire of the City pendant la semaine ? Après 5 jours d’écoute perpétuelle et de comparaisons avec les deux autres albums, c’est un sentiment de délectation qui ressort. Et oui, le Vampire Weekend est une sucrerie qui n’écœure pas, et qui permet de se resservir à l’infini sans nuire à sa santé.


Pour pouvoir apprécier de la meilleur façon cette pièce de choix, le mieux et de l’écouter par petites touches dans la journée. L’album est écrit pour n’importe quel temps, n’importe quel heure, pourvu qu’un appétit musical soit à assouvir : mélancolie en temps de pluie et réjouissant lors d’un grand ensoleillement !
Obvious Bicycle apporte une douceur solaire au réveil qui permet de décoller et de petit déjeuner en harmonie avec la vie. Step s’inscrit dans cette continuité et offre un air a fredonner en marchant dans la fraîcheur matinale, pour partir vaquer à ses obligations avec optimisme.
À midi Diane Young peut prendre sa forme d’exutoire et permet avec son rythme enjoué, rapide et saccadé de se tenir éveillé. Si ce sont le calme et la volupté qui sont demandés, Unbelievers prend la place d’un réel cri du cœur tout en finesse.
Pour le 16h, Hannah Hunt devient l’en cas par excellence, en apportant un nouvel équilibre à la journée, et une pause dûment méritée. On ne se lasse pas d’écouter la voix posée d’Ezra Koening, sur une musique au départ dénuée, se révélant dans la durée.
Le début de soirée s’installant, Don’t Lie accompagne les songes et la réflexion face à la lumière des étoiles (ou de l’éclairage publique). Les notes tenues en haleine évoquent les grands espaces, où rien ne prédomine, tout s’accorde. Si une soirée est envisagée, Ya Hey permet une mise en jambe que Diane Young achèvera sans doutes. Finger Back s’impose aussi avec ses accords prenant. Ce n’est pas un pur Vampire Weekend, il prend une distance avec le registre habituel, Ezra montant plus haut dans les aigus, le rythme s’apparentant plus à du rock, où les influences tribales subsistent. Leur grain de sel n’est jamais loin !
Everlasting Arms fait parti de ces titres à part, que l’on imagine dans un film pour résumer la vie d’une personne quelconque, en proie à des périodes sombres entrecoupées de moments solaires. Elle inspire espoir et positivisme !
3h du matin : Worship you est un refrain de fin de nuit réussie. La basse et la batterie se devinent, pour mieux tenir tout l’instrumental et la voix aérienne perchée sur le tout.
Insomnie ? Hudson intrigue et projette sans images ou écrits, une histoire à déchiffrer. Qui sont donc ces femmes au chant virginal ? Les sonorités et le flot semblent provenir de loin, d’un romantisme noir, qui nous emporte avec lui jusque dans les bras de Morphée.
Une fois fini, le cycle continu, un achèvement pour un nouveau départ que Young Lion porte légitimement. Proche de Obvious Bicycle tout en étant distancié, il marque cette idée de rupture complémentaire qui habite le disque.

Pour vous réinventer la vie, ou la continuer, le quatuor sera toujours prêt à vous bercer en musique, n’importe où, n’importe quand, n’importe comment, avec ou sans ordre établi.

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