Première écoute du nouveau Vampire Weekend

Demain sortira Modern Vampires of the City, le troisième opus de nos New-Yorkais préférés, trois ans après Contra.

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Ainsi les Vampire Weekend reviennent, et ce pile au bon moment. Loin des redondances que l’on aurait pu imaginer, dès son ouverture avec Obvious Bicycle on le comprend, le quatuor renouvelle tout en comblant les attentes. Ce premier fragment n’a pas la même aura que Mansard Roof et Horchata, et ce n’est certainement pas grâce à lui que nous danserons, mais l’optimisme est là. C’est leur crédo, réussir à être un peu plus différents, à chaque nouvel album, sans quitter la recette qui va bien. Step est le nouvel Horchata et Diane Young le nouveau A-Punk, ce qui explique leur place de premiers singles ! On est d’autant plus surpris par ce pur produit qui va nous accompagner pendant une bonne partie de l’année. Pour le côté intemporel il est à l’image de Vampire Weekend et Contra : Modern Vampires of the City va marquer le rock indépendant jusqu’à la moelle. Ce n’est certes pas une révolution, mais avec la voix apaisante et poétique d’Ezra Koening, le rythme marqué de Chris Tomson (batterie) et Chris Baio (basse), sans oublier les claviers de Rostam Batmanglij, le groupe gagne son pari ! Unbelievers est à mon avis le titre le plus incroyable de ce disque : tout est là ! C’est un réveil, une ode, une hymne, où une gaieté, certes éphémère, ce dégage avec force. « I’m not excited / But should I be / Is this the fate that half of the world has planned for me? / I know I love you / And you love the sea / Wonder if the water contains a little drop little drop for me » risque bien d’être entonné plus d’une fois. Hannah Hunt marque une certaine transcendance, reprise avec habileté par Everlasting Armsqui accélère un peu le mouvement. Ya Hey, mal apprécié lors de sa première écoute, la semaine dernière, se révèle être efficace. Le moment d’évasion le plus flagrant, dans un monde inquiétant, car inconnu est Hudson avec ses chœurs semblant être fredonnés par des madones provenant d’un sombre lieu de culte. Tentent-elles de détruire le Vampire ? La réponse n’est pas donnée, mais Young Lion dément cette supposition, les chœurs masculins prennent places en plus des féminins, comme sur Obvious Bicycle. La boucle est bouclée, ce qui marque l’immortalité de la bête. Le calme mélancolique, alterné avec joie et envolées, sera toujours là.
Ébahi, par ce grand cru, je me sens incapable, dès la première écoute, de savoir si il est meilleur ou moins bons que les précédents. Vu le niveau, je crois qu’il n’y a pas besoin de hiérarchiser, il n’est pas parfait mais c’est ça qui rend ce Vampire Moderne encore plus attrayant ! Reste plus qu’à voir comment il s’adapte au quotidien, donc rendez-vous vendredi prochain pour un second bilan.

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Vampire Weekend – Modern Vampires of the City
Sortie le 13 mai
XL Records
Téléchargement sur iTunes
Site officiel

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