Deux questions à Shaka Ponk

Merci les Francos, (surtout Louise) pour cette rencontre avec Shaka Ponk sur un catamaran. En les voyant aussi calme l’après midi, on ne peut imaginer que le show sera aussi explosif le soir !

Quand on regarde votre travail, on voit qu’il est beaucoup basé sur l’imagerie, pourquoi ce choix ?

Avant même que Shaka Ponk ne soit un groupe, on était un sorte de collectif de potes se rejoignant le samedi soir pour boire des coups tout en faisant des créations : des mélanges de sons et d’images. Petit à petit, on s’est exilé à Berlin, le noyau dur du collectif, ce qui nous a poussé à former un groupe de rock, pour continuer à exister, peut être, même si tout cela s’est fait naturellement. C’est pour ça que l’image reste un élément fort du groupe et que l’on continue de tout faire nous même, que ce soit les clips, les pochettes de disques, le site internet ou même la réalisation des disques. On prend du plaisir à galérer car on ne sait pas toujours comment faire, mais on essaye. Parfois on y arrive, d’autres fois on arrive à quelque chose de très différent de ce que l’on avait en tête, mais ça marche. C’est ce mélange son et image qui nous motive et qui est là jusqu’en concert où il y a des écrans partout avec beaucoup de visuels et de grandes interactions entre les personnages virtuels, nous et le public.

Justement, à vos début vous étiez à Berlin, qu’est ce que cela vous a apporté ?

Déjà, ça nous a beaucoup soudé. Il faut savoir que lorsque le collectif s’est exilé, on n’est pas directement parti avec eux, on était plutôt de passage. Ce qui est sûr c’est qu’avant Berlin, le groupe n’existait pas vraiment et là bas il a fallu tout faire pour exister, pour s’en sortir et gagner un peu d’argent pour se nourrir et se loger. Après c’est un peu honteux, mais à la base si on est venu vivre à Berlin, c’est parce que les loyers étaient moins cher, mais aussi car Berlin est une ville où la culture est incroyable, si on aime bien l’art contemporain, par exemple… Tout ce qui a trait à l’art est accentué. Il y a une grande liberté de ton et une mentalité très particulière. Tu peux rencontrer facilement des artistes. Ils sont accessibles, alors qu’en France c’est plus hiérarchisé, c’est à dire qu’ à Berlin, tu peux croiser Marilyn Manson dans un bar et aller lui parler. Et puis, il n’y a aucun préjugé, les gens ne se prononcent pas avant d’avoir vu ou entendu quelque chose, tandis qu’en France rien qu’en entendant un nom de groupe on se permet de dire que l’on aime ou pas sans vraiment connaître. En plus, avant d’arriver, on avait déjà tenté de présenter le projet en France, mais les gens ne comprenaient pas ce côté son/image et les labels n’envisageaient pas de trouver un singe sur la pochette, alors qu’à Berlin, tout le monde était plus ouvert. Maintenant ça a changé, avec le net, tout s’est démocratisé et ça a permis de faire connaître plein d’artistes, sans avoir besoin de passer par les gros médias. Tout le monde peut tenter de partager un peu de musique … Ça nous a bien aidé aussi, comme on avait beaucoup d’images ça nous a permis d’être très présent sur Internet, ça tombait à un bon moment.

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