Retour du Garo

Il m’aura fallu plus d’une semaine pour me remettre de mes émotions. Le garo a en effet été intense, que ce soit musicalement parlant mais aussi du point de vue mental. Une fois sur le site du festival on est comme hors du monde réel, dans un rêve permanent où on ne maitrise plus le temps. Il n’y a aucun mot assez fort pour décrire ce qu’il s’est passé là bas.

  • Vendredi:

Arrivée ensoleillée sur le site de la plaine de la Filhole, dès les premiers pas, on sentait l’ambiance festive nous monter à la tête. Le 1er groupe vu sur scène fut 1995. Jeune groupe de rap français, que j’avais déjà aperçu à Toulouse cet automne. Les six membres dégagent une énergie étonnante sur scène qu’ils communiquent aux festivaliers, et montrent ainsi le chemin que va emprunter ces trois jours.

Après avoir jeté un coup d’œil à Friendly Fires, on se dirige vers Orelsan. Le rappeur sait comment transcender les foules: les nourrir de ses paroles, les tenir frénétique pendant tout son show sans une minute de relâche. Le concert n’atteint pas le sommet lors du titre La terre est ronde, comme on pourrait le croire, mais plutôt lors du morceau suicide social qui tient en haleine jusqu’au bout, et qui laisse place a une chute vertigineuse.

Après avoir zappé (pour la deuxième fois cette année) Skip the Use, dont les retours que j’ai eu ont été plus que bons, on a pu profiter des douces compositions du groupe britannique Metronomy, seul moment de répit de la soirée où l’on se sentait transporté dans des lieux magiques au fil des morceaux.

Après avoir profité d’une oreille distraite du live de Modeselektor, qui aurait mérité plus d’attention vu le souvenir que j’en ai, on a tenté de se fondre dans la foule pour le concert de David Guetta. Décevant en tout point ! Le concert n’aura pas su convaincre le public présent, qui n’a pas était très réceptif à la musique du DJ. L’ambiance n’était pas terrible, du moins par rapport à celle qu’il y avait eu aux Francofolies l’été dernier, pour un show à peu près semblable. Ce flop nous a encouragé à nous déplacer vers la scène du Trec, pour exposer nos oreilles à du bon dubstep. Tha New Team et Dirtyphonics nous ont permis de finir ce 1er soir en beauté.

  • Samedi:

Le samedi aura commencé calmement avec une semi-sieste devant le live de Citizens !, dont la musique très agréable et diffusait une énergie positive autour d’elle. Le hip-hop électro et l’humour des Puppetmastaz étaient parfaits pour continuer cette après midi joyeuse.

Le début de soirée commença avec le live immanquable des mythiques The Specials, grands pontes du ska, qui m’emportèrent loin dans les années 70-80 le temps d’un concert, où seuls les tubes s’enchainaient, pour le plus grand plaisir de mes oreilles. Ce fut ensuite autour de The Hives d’enflammer la scène et d’exciter les foules pour une prestation déchainée.

On a ensuite dû faire face à un choix, où la nouveauté a primé contre NO FX (que j’avais déjà pu voir lors d’une précédente tournée). On n’a pas été déçu d’avoir favorisé Christine dont le show était presque hypnotique, et où l’esthétique cinématographique de Kubrick mise en toile de fond, collait parfaitement au son électro/dubstep du duo. C’est à partir de là que tout s’est accéléré, que les sons ont commencé à se mélanger … Que ce soit C2C ou les Bloody Beetroots, ils ont fait la leçon au Guetta de la veille et malgré la pluie battante leurs shows étaient merveilleux. Qu’il fasse froid ou que l’on soit fatigué n’y changeait rien, on ne pouvait s’arracher à leur musique.

  • Dimanche:

Moins de concerts mais tout aussi efficace, le dimanche fut court mais nos têtes étaient déjà bien remplies de souvenirs. Je dois avouer que deux ou trois groupes supplémentaires auraient quand même étaient les bienvenus !

Nous avons fait un rapide tour du côté deBreton faute de temps, et je dois dire qu’ils correspondaient bien à l’image que je m’en était faite !

De retour sur le site nous avons écouté de loin Dionysos qui ne méritait pas plus d’attention. Puis les choses sérieuses ont commencé … The Ting Tings sont montés sur scène pour une prestation pêchue, préparant au groupe culte suivant qui n’était autre que The Offspring. Je crois que c’était le point d’orgue de cette 16ème édition, la cerise sur le gâteau, LE concert à ne pas rater pour ceux qui apprécient leur punk rock venu de Californie !

Nous avons ensuite profité du hip hop de Cypress Hill, un très bon concert pour un(e) jeune mais, d’après les échos que j’en ai eu, il n’était pas à la hauteur de ce que pouvait faire le groupe. C’est ainsi que s’est achevé le festival et on peut bien dire que ce fut un grand cru.

notes diverses:

Les auto-tamponneuses pendant les concerts ? C’est cool !

Ne pas prendre son portable ou l’avoir accroché à soi. (cf les vols qu’il y a eu sur Skip the use et The Hives)

Prévoir des K-way ou des ponchos en plastique pour la 17ème édition, car même si ce n’est pas très glamour, c’est mieux que de ressembler à un chien mouillé après trois heures de concerts sous la pluie.

Continuer à avoir autant de chances pour les prochaines éditions …

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