Poésie

Il y a quelques semaines j’ai eu une rédac’ en français dont le sujet m’a plu donc je vais en faire un article : il fallait défendre son goût pour la poésie. Sans forcément le défendre je vais au moins faire part de mon attirance pour ce genre littéraire !

J’entends trop souvent que la poésie est un genre littéraire difficile, réservé à un public prétentieux, arrogant, n’aimant que ce que l’on qualifie de « classique ». Je crois que ceux qui pensent ça ne se sont jamais vraiment renseignés sur le sujet et n’ont jamais ouvert un recueil de poésie ne serait-ce que par curiosité !

Commençons par le commencement: Qu’est ce que la poésie ?

La poésie est un genre littéraire apparu dés l’Antiquité, et qui a donc traversé beaucoup d’époques ! Un poème classique est composé de vers commençant par une majuscule qui sont répartis en strophes. Les vers possèdent des mètres variables dont le plus courant est l’Alexandrin. Les strophes, elles-aussi portent des noms particuliers selon le nombre de vers qu’elles comportent, il existe le quatrain et le tercet par exemple , qui comportent respectivement 4 et 3 vers. Bref, ce sont vraiment des bases censées être connues par tout le monde, mais comme on dit, « on sait jamais ». Donc je ne vais pas m’attarder là dessus.

Comme la poésie a traversé le temps, elle est aussi passée par différents mouvements artistiques qui l’on fait (re)naître sous la plume de beaucoup de poètes. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, elle n’est pas cantonnée à la déclaration amoureuse de Ronsard, elle survole beaucoup plus de sujets comme la jeunesse, la douleur, le voyage, etc.

Le mouvement romantique avait déjà donné un second souffle à la poésie avec Victor Hugo qui aurait disloqué « ce grand niais d’Alexandrin » mais qui l’avait surtout remis au goût du jour. Justement c’est un des ses ouvrage, Les Contemplations paru en 1856 qui montre bien que la poésie peut aussi bien exprimer joie, amour, espoir et douleur.

Loin de s’arrêter à V. Hugo le 18ème siècle voit éclore moult poètes moins connus mais tout aussi talentueux comme Jules Laforgue qui a notamment écrit Veillée d’avril, un poème que très beau qui parle du manque d’inspiration, sujet assez paradoxal quand on voit le résultat:
 Il doit être minuit. Minuit moins cinq. On dort.

Chacun cueille sa fleur au vert jardin des rêves,

Et moi, las de subir mes vieux remords sans trêves,

Je tords mon cœur pour qu’il s’égoutte en rimes d’or.

Et voilà qu’à songer me revient un accord,
Un air bête d’antan, et sans bruit tu te lèves
Ô menuet, toujours plus gai, des heures brèves
Où j’étais simple et pur, et doux, croyant encor.

Et j’ai posé ma plume. Et je fouille ma vie
D’innocence et d’amour pour jamais défleurie,
Et je reste longtemps, sur ma page accoudé,

Perdu dans le pourquoi des choses de la terre,
Écoutant vaguement dans la nuit solitaire
Le roulement impur d’un vieux fiacre attardé.

  Après le 19ème siècle, c’est au 20ème siècle que les écrivains révolutionnent totalement la poésie en lui attribuant une forme plus ludique qui la rend plus accessible. Un de ces poètes, Guillaume Apollinaire, a inventé un terme, Calligramme(s), qui désigne des poèmes où les mots prennent la forme d’oiseaux, de fontaines … et qui est surtout le nom d’un de ses recueils que je trouve génial à lire et à voir (voir image ci-dessus).

  Blaise Cendrars jouait lui aussi avec les mots, que ce soit avec la police ou en inversant le sens des lettres, là aussi la forme du poème est très différente, il est présenté en vers libres. Cendrars traite de sujets qui sont loin de s’apparenter avec ceux généralement associés à la poésie, comme le cirque.

 Chez les poètes, tout n’est pas non plus beau ou juste mélancolique, la noirceur existe comme chez Baudelaire. Rien que les premiers vers « du vin de l’assassin« , issu des Fleurs du mal, suffisent à trancher avec n’importe quel cliché que l’on pourrait avoir:

Ma femme est morte, je suis libre !                                                                                                                                            

Je puis donc boire tout mon soûl.                                                                                                                                              

Lorsque je rentrais sans un sou,                                                                                                                                                  

Ses cris me déchiraient la fibre.

  Afin de conclure, je dirais que la poésie est un genre vaste, ouvert à tous et pouvant toucher beaucoup de sensibilités différentes. Que vous ayez l’âme romantique, artiste ou rebelle, il y aura au moins un poème qui vous correspondra.

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